Une histoire de l’informatique

Les pionniers de l’informatique moderne

D’après Chris Woodford – Explainthatstuff - 02 déc 2018 / Wikipedia

Introduction

.            L'ordinateur n'est pas né pour le divertissement ou le courrier électronique, mais bien par la nécessité de trouver une solution au traitement des données chiffrées qui commençaient à conditionner grandement les décisions des politiques. Pour de besoins statistiques, dès 1880, le gouvernement américain a dû chercher des moyens techniques rapides pour traiter les informations, provoquant la naissance d’ordinateurs qui occupaient alors des pièces entières et utilisaient des cartes perforées, déjà en usage dans l’industrie du tissage depuis le métier à tisser du français Jacquard, inventé en 1806 !

.            Aujourd'hui les smartphones ont une puissance de calcul sensiblement supérieure à celle qui était disponible sur ces premiers modèles, voire à celle d’Apollo 11. La brève histoire de l'informatique qui suit est une chronologie de la façon dont les ordinateurs ont évolué de leurs humbles débuts aux machines d'aujourd'hui qui surfent sur Internet, jouent à des jeux et diffusent des contenus multimédias en plus de chiffrer … les chiffres.

.            Les ordinateurs qui ont submergé le monde au cours des deux dernières décennies du 20e siècle, ont néanmoins une histoire qui remonte à plus de 3.000 ans depuis le boulier et les abaques rudimentaires, parfois encore utilisés dans certaines parties du monde, avant de probablement disparaître en tant qu’outils. La différence entre un ancien boulier et un ordinateur moderne semble vaste, mais le principe et le but - faire des calculs répétés plus rapidement que le cerveau humain - est resté le même.

L'un des ordinateurs les plus puissants du monde: le supercalculateur Pleiades ICE de la NASA se compose de 112.896 cœurs de processeur fabriqués à partir de 185 racks de stations de travail Silicon Graphics (SGI). Photo de Dominic Hart avec l'aimable autorisation du NASA Ames Research Center.

Roues dentées et calculatrices

.            La pertinence de l'abaque, inventé au Moyen-Orient dans les siècles précédant JC, est telle qu’il est resté la forme de calculatrice la plus rapide jusqu'au milieu du XVIIe siècle.

.            Puis, en 1641, à seulement 18 ans, le scientifique et philosophe français Blaise Pascal (1623-1666) invente la première calculatrice mécanique, la Pascaline, pour aider son père percepteur à faire ses additions. La machine consistait en une série de roues dentées qui pouvaient ajouter et soustraire des nombres décimaux.

.            Plusieurs décennies plus tard, en 1672, le mathématicien et philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) a mis au point une machine similaire mais plus évoluée. Au lieu d'utiliser des pignons, il imagina un "tambour à gradins" (un cylindre avec des dents de plus en plus longues vers les extrémités), une innovation qui a survécu aux calculatrices mécaniques pendant 300 ans. La machine de Leibniz pouvait faire bien plus que celle de Pascal : non seulement ajouter et soustraire, mais aussi multiplier, diviser et calculer des racines carrées. Une autre caractéristique innovatrice fut le « registre », le premier stockage de mémoire.

La Pascaline : Deux détails de la calculatrice du 17e siècle de Blaise Pascal. À gauche : l '"interface utilisateur" pour composer les chiffres à calculer. À droite : le mécanisme d'engrenages internes. Image reproduite avec l'aimable autorisation de la US Library of Congress.

Outre le développement de l'une des premières calculatrices mécaniques au monde, Leibniz est connu pour une autre contribution importante à l'informatique : c'est lui qui a inventé le code binaire, une façon de représenter n'importe quel nombre décimal en utilisant uniquement les deux chiffres 0 et 1. Bien que Leibniz n'ait pas utilisé le binaire dans sa propre calculatrice, il a suscité l’innovation chez les autres.

.            En 1854, un peu plus d'un siècle après la mort de Leibniz, l'Anglais George Boole (1815-1864) utilisa son idée pour inventer une nouvelle branche des mathématiques appelée algèbre de Boole. Dans les ordinateurs modernes, le code binaire et l'algèbre booléenne permettent aux ordinateurs de faire des choix et sélections en comparant de longues chaînes de 0 et de 1. Mais, au XIXe siècle, ces idées étaient encore trop en avance sur leur temps. Il faudra encore 50 à 100 ans aux mathématiciens et aux informaticiens pour comprendre comment les utiliser.

« Engins » de calcul

.            Ni l'abaque, ni les calculatrices mécaniques construites par Pascal et Leibniz ne sont vraiment des ordinateurs. Une calculatrice est un appareil qui permet de faire des sommes plus rapidement et plus facilement, mais elle a besoin d'un opérateur humain. Un ordinateur, par contre, est une machine qui peut fonctionner automatiquement, sans aucune aide humaine, en suivant une série d'instructions stockées, appelées programme (une sorte de « recette mathématique »). Les calculatrices sont en réalité devenues des ordinateurs lorsque l’on a imaginé de fabriquer des calculatrices entièrement automatiques et programmables.

.            La première personne à tenter cela était un mathématicien anglais plutôt obsessionnel, notoirement grincheux du nom de Charles Babbage (1791–1871). Beaucoup considèrent Babbage comme le "père de l'ordinateur" parce que ses machines avaient une entrée (pour entrer les nombres), une mémoire (pour stocker ces nombres pendant que des calculs complexes étaient en cours), un processeur (pour effectuer les calculs) et une sortie (un mécanisme d’impression) – autant de composantes de base communes aux ordinateurs modernes. Au cours de sa vie, Babbage n'a jamais achevé une seule de ses machines extrêmement ambitieuses qu'il a essayé de construire. Ce n'est pas une surprise.

Chacun de ses "engins" programmables était conçu pour utiliser des dizaines de milliers d'engrenages de précision ; une montre mécanique de poche agrandie à l’échelle d'une locomotive à vapeur, une machine de Pascal ou Leibniz agrandie mille fois en dimensions, ambition et complexité. Pendant un certain temps, le gouvernement britannique a financé Babbage - à hauteur de 17 000 £, une somme énorme à l’époque. Mais Babbage continua à solliciter le gouvernement afin d'obtenir plus d'argent pour construire une machine encore plus évoluée. Le financement public a finalement été arrêté.

Babbage a eu plus de chance avec le soutien de Augusta Ada Byron (1815–1852), comtesse de Lovelace, fille du poète Lord Byron. Mathématicienne enthousiaste, elle a contribué à préciser et affiner les idées de Babbage pour qu’il puisse achever sa machine programmable. C'est Ada est encore, parfois, considérée comme la première programmatrice informatique au monde.

Babbage avait prévu que sa machine éliminerait la corvée des calculs répétitifs. À l'origine, il imaginait qu'elle serait utilisée par l'armée pour compiler les tables qui amélioreraient la précision des canons des artilleurs. Peu des travaux de Babbage ont survécu à sa mort. Mais quand, par hasard, ses cahiers ont été redécouverts dans les années 1930, les informaticiens ont finalement apprécié le génie de ses idées. Malheureusement, entre temps, la plupart de ces idées avaient déjà été réinventées par d'autres.

.            Vers la fin du XIXe siècle, d'autres inventeurs réussissent mieux à construire ces « engins » de calcul. Le statisticien américain Herman Hollerith (1860-1929) a construit l'une des premières machines à calculer opérationnelles au monde, qu'il a appelé tabulatrice, pour aider à compiler les données du recensement. Dans les années 1880, la population des États-Unis avait tellement augmenté grâce à l'immigration qu'une analyse complète des données à la main prenait sept ans et demi. Les statisticiens ont vite compris que si les tendances se poursuivaient, ils manqueraient de temps pour compiler un recensement avant la fin du prochain. Par chance, la tabulatrice de Hollerith a été un succès étonnant : elle a comptabilisé l'ensemble des données du recensement en seulement six semaines et a terminé l'analyse complète en seulement deux ans et demi.

Dessin du brevet Art of Compiling Statistics (brevet américain n ° 395,782) de Herman Hollerith, le 08 janvier 1889, montrant comment une bande de papier (jaune) est perforée avec différents motifs de trous, correspondant ici aux statistiques recueillies lors du recensement américain. Photo US Patent and Trademark Office.

Peu de temps après, Hollerith a réalisé que sa machine avait d'autres applications. Alors il a créé la Tabulating Machine Company en 1896 pour la commercialiser. Quelques années plus tard, elle changera de nom pour devenir la société Computing-Tabulating-Recording (C-T-R) puis, en 1924, l’International Business Machines (IBM).

Bush et la bombe

.            Au moment où C-T-R devenait IBM, les calculatrices les plus puissantes du monde étaient développées par Vannevar Bush (1890–1974), un scientifique fonctionnaire du gouvernement américain. En 1925, Bush a créé la première d'une série de machines encombrantes, aux noms tout aussi encombrants : le New Recording Product Integraph Multiplier. Plus tard, il a construit une machine qu’il appela Differential Analyzer, qui nécessitait des engrenages, des courroies, des leviers et des arbres pour représenter les nombres et effectuer des calculs d'une manière on ne peut plus physique. Le dernier calculateur de Bush fut une machine améliorée, nommée Rockefeller Differential Analyzer, assemblée en 1935 autour de 320 km de câbles et 150 moteurs électriques. Des machines comme celles-ci étaient connues sous le nom de calculatrices analogiques - analogiques parce qu'elles stockaient des nombres sous une forme physique (comme autant de tours sur une roue, par exemple) et non pas sous une forme chiffrée. Ces machines pouvaient effectuer des calculs incroyablement complexes, mais le démarrage nécessitait plusieurs jours de fonctionnement transitoire avant que n’apparaissent les premiers résultats.

L'une des dernières contributions de Bush a été d'esquisser, en 1945, l’idée d'un dispositif de stockage et de partage de mémoire appelé Memex qui inspirera plus tard Tim Berners-Lee l’inventeur du World Wide Web. Peu en dehors du monde de l'informatique se souviennent de Vannevar Bush aujourd'hui, mais quel héritage ! En tant que père de l'ordinateur numérique, superviseur de la bombe atomique et source d'inspiration pour le Web, Bush a joué un rôle central dans trois des technologies les plus avancées du XXe siècle.

.            Des machines impressionnantes comme le Differential Analyzer ne sont que l'une des nombreuses contributions remarquables à la technologie du XXe siècle. Une autre contribution fondamentale est l’apport de l’américain Claude Shannon (1916-2001), un brillant mathématicien, considéré comme le père fondateur de la théorie de l'information. Il a compris comment les circuits électriques pouvaient être reliés entre eux pour traiter le code binaire avec l'algèbre de Boole (une façon de comparer les nombres binaires en utilisant la logique) et ainsi prendre des décisions simples.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le président Franklin D. Roosevelt a nommé Bush président du comité de recherche pour la Défense Nationale des États-Unis, puis directeur de l'Office of Scientific Research and Development (OSRD). À ce titre, il était en charge du projet Manhattan, l'initiative secrète de 2 milliards de dollars qui a conduit à la création de la bombe atomique.

Turing

.            De nombreux pionniers de l'informatique étaient en fait des praticiens expérimentateurs, … mais pas tous. L'une des figures clés de l'histoire de l'informatique du XXe siècle, Alan Turing (1912-1954) était un brillant mathématicien de Cambridge (UK) dont les principales contributions à la théorie sont relatives à la façon dont les ordinateurs traitent l'information. En 1936, à seulement 23 ans, Turing a écrit un article mathématique révolutionnaire intitulé "Sur les nombres calculables, avec une application au Entscheidungsproblem" (le Entscheidungsproblem est un défi posé par les mathématiciens David Hilbert et Wilhelm Ackermann en 1928), dans lequel il a décrit un ordinateur théorique maintenant connu sous le nom de machine de Turing (un simple processeur d'informations qui fonctionne avec une série d'instructions, lit des données, produit des résultats, puis passe à l'instruction suivante). Les idées de Turing ont eu une énorme influence dans les années qui ont suivi et de nombreuses personnes le considèrent comme le père de l'informatique moderne - le « Babbage » du XXe siècle.

Bien qu'il soit essentiellement un théoricien, Turing s'est impliqué dans de véritables machines pratiques, contrairement à de nombreux mathématiciens de son époque. En septembre 1939, Alan Turing rejoint le manoir de Bletchley Park, quartier général des services de renseignement britannique, pour briser le système de cryptage des sous-marins allemands, Enigma, réputé inviolable, avec sa clé changée quotidiennement. Il y parvient avec ses collègues dès 1942, grâce à "Chritopher" une machine qu’il a imaginée et construite, contribuant à éviter l’invasion de l’Angleterre.

Plus tard, il a joué un rôle moindre dans la création de plusieurs ordinateurs expérimentaux à grande échelle, y compris ACE (Automatic Computing Engine), Colossus et Manchester / Ferranti Mark I.

Aujourd'hui, Alan Turing est surtout connu pour avoir conçu ce qui est devenu le test de Turing, un moyen simple de savoir si un ordinateur est « conscient » et peut être considéré comme intelligent en voyant s'il peut soutenir une conversation plausible avec un véritable être humain. Turing fait le pari que d'ici à cinquante ans, il n'y aura plus moyen de distinguer les réponses données par un homme ou un ordinateur, et ce sur n'importe quel sujet.

.             De Cambridge à Bletchley Park. C’était une « usine » à décrypter dans laquelle la quasi-totalité des grands mathématiciens de Cambridge et d’Oxford s’étaient enrôlés, travaillant dans des baraquements et faisant les trois-huit. Les réflexions de Turing sur le calcul le plaçaient en première ligne pour participer à cette entreprise. La marine allemande utilisait une machine à crypter, Enigma. Il s’agissait d’une version ultrasophistiquée d’autres modèles allemands du même nom, employés par les armées de terre et de l’air, et déjà étudiés par les services de renseignement polonais. Ces derniers avaient en effet construit des “bombes”, machines qui permettaient de tester toutes les clés de chiffrement possibles dans un minimum de temps. Faire vite était indispensable, car la clé changeait tous les jours.

Les « bombes » des Polonais ne permettaient de casser que les premières versions d’Enigma. Turing a donc dû imaginer la construction de « bombes » adaptées à la version utilisée par la marine en exploitant différentes faiblesses dans la façon dont les Allemands utilisaient leur système de codage, impliquant une approche déductive où Turing a fait preuve d’une grande intuition pour réduire le nombre de combinaisons à tester. C’est là que résident la prouesse et l’intelligence. Le premier code a été cassé dès 1942, en un peu plus de deux ans !

Cette « bombe », machine pour décrypter les messages codés, est un modèle de l’US Navy construite d’après les « bombes » anglaises, avec l’aide d'Alan Turing.

.             Mieux valut que la sécurité ne sut rien de son homosexualité : il aurait sans doute été viré. Et pourtant dans le secret de leur « Hut 8 », Turing ne faisait aucun mystère de son homosexualité. En 1952, sa maison est cambriolée, prétexte à son inculpation d'« indécence manifeste et de perversion sexuelle » d'après la Criminal Law Amendment Act (1885). Quelques années plus tôt, ce n'aurait été qu'un fait divers. Mais, au début des années 1950, une affaire retentissante d'espionnage scientifique au profit de l'Union soviétique où sont impliqués des intellectuels anglais homosexuels (dont un aurait travaillé avec Turing pour casser Enigma) surnommés les Cinq de Cambridge a rendu les services de contre-espionnage britannique et américain sensibles à un profil comme celui de Turing. Le procès, en 1952, est médiatisé. Turing est mis en demeure de choisir : incarcération ou castration chimique. Il choisit le traitement, d'une durée d'un an. Bien que nommé, cette même année, membre de la Royal Society, il sera tenu à l’écart des plus grands projets scientifiques.

.             Le 7 juin 1954, Alan Mathison Turing, inventeur de l’ordinateur, précurseur de l’intelligence arti­ficielle, est retrouvé mort, allongé sur son lit, à l’âge de 41 ans. Près de lui, une pomme empoisonnée au cyanure –bien que jamais analysée- est à moitié entamée (une légende tenace et démentie y voit l'origine du logo de la firme Apple). Selon les sources officielles, il s’agit d’un suicide. Depuis deux ans, le mathématicien était humilié par la justice britannique avec un seul tort : être homosexuel dans une Angleterre encore ultraconservatrice où la loi condamne de telles mœurs.

.             Turing, en réalité, a peu apporté à la cryptographie. Ses travaux n’ont jamais fait l’objet de publications scientifiques. On ne dispose que de son carnet de laboratoire, inaccessible jusqu’en 1996 à cause du secret militaire. Quoi qu’il en soit, la façon dont Turing y est parvenu à l’époque, sans ordinateur, reste un immense tour de force et fait partie de la mythologie de la discipline.

.             Le 24 décembre 2013, la reine Élisabeth II signe un acte royal de clémence le reconnaissant comme héros de guerre et le graciant à titre posthume. C'est la quatrième fois depuis 1945 que la prérogative royale de grâce s'exerce. La réflexion sur le cas de Turing est à l'origine de la promulgation de la loi Alan Turing au Royaume-Uni, partie de la révision de la loi pénale Policing and Crime Act 2017.

Puis arrivent les ordinateurs modernes …

.            D'une manière générale, les ordinateurs ont été développés au 20e siècle sur trois générations.

Première génération : 1937 - 1946.

.            En 1937, le premier ordinateur numérique a été construit par le Dr John V. Atanasoff et Clifford Berry (l'ordinateur Atanasoff-Berry - ABC). Puis, en 1943, un ordinateur électronique, le Colosse, a été construit pour l'armée. D'autres développements ont suivi, jusqu'à ce qu'en 1946, on construise le premier ordinateur numérique à usage général, l'Electronic Numerical Integrator and Computer (ENIAC).

On dit que cet ordinateur pesait 30 tonnes et avait 18.000 tubes à vide. Lorsque cet ordinateur a été allumé pour la première fois, l’intensité de l’éclairage diminua dans certains secteurs de Philadelphie. Et pourtant, les ordinateurs de cette génération ne pouvaient effectuer qu'une seule tâche à la fois et n'avaient aucun système d'exploitation.

Deuxième génération : 1947 – 1962.

.            Cette génération d'ordinateurs remplaça les tubes à vide par des transistors, bien plus fiables. En 1951, le premier ordinateur à usage commercial l’Universal Automatic Computer (UNIVAC 1) a été présenté au public. Puis en 1953, les ordinateurs de l’International Business Machine Company (IBMC) des séries 650 et 700 ont fait leur entrée dans le monde informatique.

Au cours de cette génération d'ordinateurs, plus de 100 langages de programmation informatique ont été développés. Les ordinateurs disposaient désormais d’une mémoire et de systèmes d'exploitation. Des supports de stockage tels que les bandes magnétiques et les disques sont apparus, ainsi que les imprimantes pour la restitution des résultats.

Troisième génération : 1963 – présent.

.            L'invention du circuit intégré a permis une diminution conséquente de la taille des ordinateurs, qui de surcroit devenaient plus puissants, plus fiables et donc capables d'exécuter de nombreux programmes différents simultanément.

En1980, le système d'exploitation Microsoft Disk (MS-Dos) est né et en 1981, IBM a introduit l'ordinateur personnel (PC) pour la maison et le bureau. Trois ans plus tard, Apple a produit l'ordinateur Macintosh avec son interface à icônes et les années 90 nous ont donné le système d'exploitation Windows.

L’informatique française – Bull

.            De la carte perforée des années 1920 aux récents supercalculateurs, l'histoire de Bull embrasse en près d'un siècle les grands succès et les désillusions de l'informatique à la française. Mais Bull est d'emblée une histoire européenne.

.            Celle de Fredrik Rosing Bull, un ingénieur inspecteur technique dans la compagnie d’assurance Storebrand. Il a déposé un brevet pour une machine à statistiques enregistreuse-trieuse qui représente une alternative aux machines de l’américain Hollerith, ancêtre d’IBM, alors en situation de monopole sur ce marché. Ces machines électriques sont alors fréquemment utilisées dans le secteur de l’assurance pour traiter automatiquement des fichiers volumineux sous forme de cartes perforées.

Le Norvégien a introduit une innovation de taille : un dispositif qui permet de trier les cartes en sous-ensembles. La machine, qui fait figure d’ancêtre de l’informatique, est développée chez un luthier. Acquise par Storebrand en 1921, elle se diffuse rapidement chez les assureurs danois et norvégiens, puis dans le reste de l’Europe, notamment en France, l’un des principaux marchés.

Fredrik Rosing Bull meurt en 1925, cinq ans avant la création de la société qui portera son nom, fondée par l’homme d’affaires belge Emile Genon. Avec des capitaux suisses et belges, puis uniquement français, celui-ci a racheté l’ensemble des brevets européens déposé par Bull, à l’exception de ceux déposés dans les pays scandinaves.

.            En 1933, la société déménage à Paris et devient La Compagnie des Machines Bull et se targue de proposer « les machines à statistiques les plus rapides au monde », vendues aux banques ou aux administrations. Le premier de ses concurrents s'appelle déjà IBM.

La deuxième vie de Bull s'ouvre dans les années 1950 avec l'arrivée de son premier calculateur électronique, le Gamma 3, une machine d'une centaine de kilos logée dans une armoire. Bull passe dans l'ère de l'ordinateur. Les modèles les plus performants, dont le stockage repose sur des bandes magnétiques, occupent des pièces entières. Bull prend une dimension mondiale.

Le plan calcul

.            La concurrence d'IBM est féroce et la riposte de Bull tarde. Ses bénéfices et son action s'effondrent. La pépite de l'informatique française, affaiblie, est reprise en 1964 par General Electric, puis par un autre américain, Honeywell. La France du général de Gaulle, soucieuse de disposer d'une indépendance dans le domaine informatique, lance le fameux « plan calcul ». Une société privée, aidée par l'État, est créée : la Compagnie internationale pour l'informatique. La CII et Honeywell-Bull finissent par fusionner en 1976.

.            Une autre révolution s'amorce. Dans leurs garages de la Silicon Valley, de jeunes Américains assemblent leurs premiers micro-ordinateurs. C'est le début de l'informatique personnelle. Bull rachète la société française R2E, pionnier du genre avec son Micral et se lance à corps perdu dans cette aventure. Les perspectives sont exaltantes : particuliers et entreprises seront un jour tous équipés d'ordinateurs personnels. Le PC menace pourtant l'existence de Bull. L'entreprise, nationalisée en 1982, achète en 1989 Zenith Data Systems, un des premiers fabricants d'ordinateurs portables. .            L'opération est un gouffre financier. Bull cumule 20 milliards de francs (3 milliards d'euros) de pertes nettes sur les quatre exercices suivants. Son PDG Francis Lorentz est débarqué en1992 sur fond de rumeur d'entrée de NEC et d'IBM dans son capital et de publication d'un rapport assassin de la Cour des comptes.

.            Le gouvernement Balladur charge Jean-Marie Descarpentries, en 1993, de redresser l'entreprise et de préparer sa privatisation. Un plan d'économies est lancé et l'entreprise quitte sa tour de la Défense. Bull renoue avec les bénéfices deux ans plus tard et cède sa division micro-informatique à Packard Bell. De nouveau coté en Bourse, le français s'essaie difficilement aux services informatiques, où il trouve Atos sur sa route, se développe dans la sécurité et maintient son activité historique de supercalculateurs, très rentable. Bull aligne aujourd'hui cinq supercalculateurs parmi les cent plus puissants au monde. Le premier d'entre eux est installé au Commissariat à l'énergie atomique.

Pourquoi la France n’a pas inventé l'Internet ?

D’après : France Culture - Guillaume Erner – 13 sep 2020 _ Wikipedia

.            Il faut se rappeler qu'à l'origine, le web, cet échec hexagonal conséquence du cloisonnement de la société, était une invention française. Alors que dans les années 80, le gouvernement français investit massivement pour développer le Minitel, cela fait déjà une décennie que l’ingénieur Louis Pouzin a développé le réseau Cyclades, ancêtre d’internet. Louis Pouzin a vraiment innové dans la conception des réseaux de transmission de données, en inventant le datagramme qui a permis l’invention et le lancement d’internet tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Michel Delebarre et Martine Aubry devant un Minitel en octobre 1991 : apparu en 1980, le Minitel s'est imposé dans les foyers français avant d'être progressivement remplacé par les ordinateurs avec accès à internet. Crédits : Daniel Simon - Getty

Louis Pouzin

.            Né en 1931, c’est un ingénieur français informaticien « depuis avant que le mot n'existe » qui a inventé le datagramme et a contribué au développement des réseaux à commutation de paquets, précurseurs d'Internet. Ses travaux ont été utilisés par Vint Cerf pour la mise au point de l'internet et du protocole TCP/IP.

.            Polytechnicien, il est embauché à la Compagnie Industrielle des Téléphones (CIT, qui deviendra plus tard CIT-Alcatel). En 1957, passé chez Bull (acquise plus tard par General Electric), il y dirige le service qui met au point les programmes pour les clients qui ont acheté un ordinateur Bull, programmes qu'une équipe de techniciens transforme en cartes perforées. Ses camarades de l'X ne comprennent pas pourquoi il s'est fourvoyé dans un domaine et une fonction aussi peu intéressants : la programmation est une tâche de technicien et les calculateurs ne servent qu'à la comptabilité. Il fait partie des trois seuls diplômés de sa promotion à s'intéresser à cette nouvelle discipline qui deviendra l'informatique.

En 1967, Louis Pouzin quitte Bull et se fait embaucher par une jeune société, SACS, qui donnera naissance à la Société d'économie et de mathématiques appliquées (SEMA, future Atos).

.            Au tout début des années 1970, la France apprend l'existence du projet américain Arpanet, le premier réseau d'ordinateurs partagés à l'échelle d'un pays. On envoie donc là-bas Louis Pouzin avec une commission visiter les universitaires du réseau Arpanet. A leur retour en 1971, il est décidé de faire la même chose en France avec l'appui industriel de la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) créée en 1966 avec le Plan Calcul. C’est ainsi qu’il rejoint, à Rocquencourt, l'Institut de recherches d'informatique et d'automatique (IRIA), présidé par Maurice Allègre, avec l’objectif de créer un réseau capable de relier une vingtaine d'ordinateurs hétérogènes de différentes institutions de recherche et d'Universités françaises. 

De 1971 à 1975, l'équipe de Louis Pouzin, montée de bric et de broc, travaille à la fondation de ce réseau concurrent, Cyclades, un projet doté du budget, énorme pour l'époque, de 5 millions de francs par an pendant 5 ans. L’objectif est de révolutionner les grandes lignes techniques du fameux Arpanet avec l’introduction de la notion de "datagramme" - petits paquets d'information circulant librement et indépendamment sur un réseau avant d'être recomposés en bout de course, une innovation qui sera au coeur de l'Internet.

.            En 1975, le réseau Cyclades relie 25 ordinateurs répartis sur le territoire, plus un à Rome et un à Londres. En 1976, il fonctionne de manière routinière. C'est un succès total. Malheureusement, sur instruction du ministère de l’Industrie, les crédits sont coupés. Le réseau continue de fonctionner quelque temps et est finalement dissous en 1978, trois ans à peine après sa mise en service.

.            La décision politique fut prise de fusionner la Compagnie internationale pour l'informatique (qui produisait les machines du réseau Cyclades) avec Honeywell-Bull, contre la volonté de son patron et de ses personnels mais à la demande d'un de ses actionnaires, la CGE, dont on dira du PDG Ambroise Roux, qu’il fut le véritable artisan de cette calamiteuse erreur de la France.

Maurice Allègre, délégué à l'informatique du Plan Calcul : « Louis Pouzin, avait proposé un projet de réseau maillé d'ordinateurs totalement nouveau : la commutation de paquets. Nous aurions pu être parmi les pionniers du monde Internet ; nous n'en sommes que des utilisateurs, fort distants des lieux où s'élabore l'avenir. »

L’abandon des recherches françaises autour d’internet

.            En 1974, l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing à l'Elysée a sonné la fin de la délégation à l'informatique et, partant, de l'intérêt pour Cyclades. « On nous a dit en substance : "Messieurs les chercheurs, vous avez bien travaillé, maintenant, il faut laisser faire les industriels", se souvient Louis Pouzin. Pour les responsables de l'époque, il était clair que la recherche en informatique, c'était fini. Il fallait désormais trouver des applications pour "informatiser la société", nous disait-on. »

.            Si Internet n’a finalement pas été développé en France, c’est d’une part pour des raisons corporatistes : les représentants de l’« establishment des télécoms » de l’époque, à l'origine de l'invention du Minitel, ne veulent pas perdre leurs prérogatives dans le domaine des réseaux de transmission de données et s'opposent par principe aux avancées technologiques proposées par les informaticiens. D’autre part, l’abandon du réseau Cyclades est lié à un conflit entre industriels opposant Ambroise Roux, ancien patron de la CGE, à Paul Richard, ancien patron de Thomson. Thomson souhaitait en effet disputer à la CGE le marché des captifs des commutateurs téléphoniques. Pour éviter que son principal concurrent ne prenne trop de pouvoir, Ambroise Roux conseille alors au président Valéry Giscard d’Estaing d’abandonner les recherches autour du datagramme et de se focaliser sur la démocratisation du Minitel.

.            Dès lors, deux américains vont s'emparer de l'invention du datagramme, que Louis Pouzin avait partagé auprès de scientifiques européens et américains dans l’optique de mettre au point une norme commune internationale. A ce moment-là, Bob Kahn et Vint Cerf, pour mettre au point l'internet et le protocole TCP/IP, ont rusé. Ils ont prétendu être trop en avance pour attendre ces nouvelles spécifications, et ils ont lancé leur propre réseau en prenant le datagramme de Louis Pouzin. Ils l’ont juste un peu modifié pour pouvoir donner leur nom.

Les principales étapes ...

OrdrAnnée    H - Hardware, Technologie
L - Logiciels, Communication
T - Théorie
1-10000Boules et jetons d'argileHLes Sumériens ont été les premiers à utiliser un système pemettant de traiter l'information (transactions, mémorisation, contrôle...)
2-3000BoulierHComposé de perles évoluant sur des tiges, c'est déjà un appareil de calcul qui permet d'avoir la représentation du nombre (mémoire) et d'effectuer une opération sur ce nombre (calcul).
3-3000Binaire (Ying et Yang chinois)TReprésentation binaire: bien/mal, gentil/méchant, blanc, noir.
4-1750Code d'HAMMOURABITRoi de babylone, il introduit la notion de normes et fait graver des sentences royales.
SI (personne ), ET (action), ALORS (sentence).
5-330LogiqueElle est définie par le philosophe grec ARISTOTE.
6100Abaque RomainHC'est la version "occidentale" du boulier. Son fonctionnement est sensiblement le même.
7820Travaux du mathématicien arabe AL KHOWARIZMITSavant persan; regroupe les connaissances mathématiques de l'époque dans son ouvrage Al Jahbar (algèbre)
81000ZéroTTrois peuples indépendamment ont inventé le zéro : les Babyloniens 2.000 ans avant J.C., les Mayas au III° siècle, puis les Hindous vers le V° siècle. Rapporté en Occident par les invasions arabes, le zéro trouvera un ardent défenseur en la personne de Gerbert d'Aurillac qui tentera de l'imposer lorsqu'il deviendra le pape Sylvestre II (999-1003). Mais, ce n'est que vers le XIVème siècle, que le monde occidental l'acceptera définitivement.
91200Quipu PéruvienHPour le recensement des données statistiques concernant l'économie et la société de l'empire, en l'absence d'écriture, l'administration inca figurait les entiers naturels à l'aide de successions de nœuds le long de cordelettes de diverses couleurs fixées à une corde : l'ensemble constituait un quipu.
101614Logarithmes par NEPER (NAPIER)TGrace aux travaux de L'écossais Neper, la multiplication et la division peuvent être ramenées à deux opérations très simples: l'addition et la soustraction. Les logarithmes sont nés.
111615Bâton de NEPERHEn bois, en os ou en ivoire, c'est un abaque qui se compose de 10 cases divisées par une diagonale; dans le triangle inférieur droit figure le chiffre des unités du produit et dans le supérieur gauche, le chiffre des dizaines. Ils seront utilisés pendant plus de 200 ans.
121622Règle à calculHBasée sur les logarithmes
131623Machine à calculer de W. SCHICKARDHComposée de 6 cylindres népériens , de réglettes coulissantes et de 6 disques opérateurs, cette machine était capable d'effectuer les reports de retenues dans un sens (addition) ou dans l'autre (soustraction). Détruite en 1624, elle ne sera reconstruite qu'en 1960 d'après les plans originaux.
141641La Pascaline: Machine à calculer de B. PASCALHCette machine, qu'il a construite afin d'aider son père, est la première qui a réellement fonctionné. Elle servira de référence pour les machines futures.
151672La calculatrice de LeibnizHElle fait les 4 opérations et extraie les racines carrées.
161694Machine à calculer de LEIBNITZHCette machine, inspirée par la Pascaline, n'aura pas le succès de celle-ci. Cependant, elle comportait nombre d'innovations mécaniques comme le tambour à dents inégales, permettant de multiplier un nombre par rotations répétées de la manivelle principale.
171697Introduction du binaire en Europe par G. LEIBNITZTPassionné par la dyadique (couple de deux éléments d'interaction qui se complètent de façon réciproque), LEIBNITZ fut conforté dans ses idées lorsqu'il apprit que le binaire avait été inventé par les Chinois plusieurs millénaires auparavant. Il exposera devant l'Académie des Sciences de Paris ses idées qui seront publiées dans "Explication de l'arithmétique binaire avec des remarques sur son utilité et sur le sens qu'elle donne des anciennes figures chinoises de Fou-Hi".
181728Métier à tisser de FALCONHC'est le premier à utiliser un "programme" sur plaquettes de bois perforées.
191728Cartes perforées par FALCONHElles seront utilisées pour faire fonctionner un métier à tisser.
201792Télégraphe optique de CHAPPELUn ensemble de tours, distantes de 12 kilomètres et comprenant des bras articulés permettait la transmission de signaux codés. 4800 Kms seront ainsi couverts grâce à 556 tours.
211806Métier à tisser à cartes perforées de Joseph-Marie JACQUARDHReprenant l'idée de FALCON, il met au point des métiers à tisser automatisés commandés par des cartes perforées et il en équipe les ateliers lyonnais. Les canuts (tisserands Lyonnais) craignant que ces machines ne prennent leur place, en détruiront la plupart. Cependant, elles finiront par connaître un très grand succès (10.000 en service en 1812).
221820Machine à différences de C. BABBAGEHCette machine utilise le système décimal : la manivelle fait tourner les roues par dixièmes de tour. En raison de sa complexité (25.000 pièces) et de son coût, aucune des deux versions de cette machine ne sera complètement finie par Charles Babbage bien que le principe du calculateur soit parfaitement exact comme l'ont prouvé des chercheurs Britanniques qui en ont réalisé un exemplaire en 1991.
231822Arithmomètre de Th. de COLMARHCette machine, modeste sur le plan de la capacité de calcul (3 chiffres à l'inscripteur et 6 au totalisateur) fut néanmoins la première d'une longue série. Environ 1.500 exemplaires furent commercialisés entre 1823 et 1878. La capacité augmenta progressivement (un exemplaire de 30 chiffres fut même réalisé) et des licences de productions furent concédées à l'étranger.
241833Machine analytique de C. BABBAGEHAlors que son projet de machine à différences s'enlisait, Babbage, aidé de A. Lovelace, conçut une machine composée d'un moulin (unité de calcul), d'un magasin (mémoire), et d'un dispositif de contrôle. Le tout utilisé à l'aide de cartes opérations, de cartes de variables et de cartes nombres.
Grâce à cette machine, qui sera partiellement construite par son fils, Babbage est considéré comme l'authentique grand-père des ordinateurs modernes.
251833Principe des machines à calculer par BABBAGETPour lui, une machine à calculer doit comporter: - Un dispositif permettant d'introduire les données numériques (cartes perforées, roues dentées...), - Une mémoire pour conserver les valeurs numériques entrées, - Une unité de commande grâce à laquelle l'utilisateur va indiquer à la machine les tâches à effectuer, - Un "moulin" chargé d'effectuer les calculs,- Un dispositif permettant de prendre connaissance des résultats (imprimante...). Ces principes seront, un siècle plus tard, à la base des premiers ordinateurs.
261842Algorithmes, Théorie de la programmation par Ada LOVELACETAda définit le principe d'itérations successives dans l'exécution d'une opération. En l'honneur du mathématicien arabe AL KHOWARIZMI, elle appelle "algorithme" le processus logique permettant l'exécution d'un programme. Le langage de programmation ADA a été ainsi nommé en son honneur
271854Théorie de la logique binaire de G. BOOLETDans "Les lois de la pensée", il explique que l'on peut coder les démarches de la pensée à l'aide de système n'ayant que deux états: ZERO-UN; OUI-NON; VRAI-FAUX, ...
281867Machine à écrireHEn 1714, le premier brevet est accordé à l'Anglais Henry Mill. En 1867, Christopher Latham Sholes, un imprimeur danois, met au point un prototype artisanal considéré comme l'ancêtre de la machine à écrire moderne. « The Writing Ball » des Américains Rasmus Malling et Hansen est commercialisée par la firme Remington.
La machine à écrire mettra beaucoup de temps à se développer. La disposition des lettres (QWERTY...) vient du fait que les premières machines ne suivaient pas la cadence de certaines secrétaires; on a donc placé les lettres les plus utilisées sous les doigts les plus faibles.
291877Dispositif d'enregistrement de sons sur cylindres de cireLDeux modèles ont été conçus simultanément par Charles CROS en France et par Thomas A. EDISON de l'autre côté de l'Atlantique. Faute d'argent, CROS n'a pu déposer le brevet de son invention et c'est EDISON qui quelques mois plus tard devint le "père" du phonographe. Cet appareil tranformait simplement l'énergie acoustique en énergie mécanique, gravant ensuite le résultat sur un cylindre de cire.
301884Machine à statistiques à cartes perforées de H. HOLLERITHHEn réponse à un concours lancé par le Bureau américain du recensement Hermann Hollerith construit une machine à statistiques à cartes perforées qui exploite des cartes (12×6 cm.) regroupant les 210 cases nécessaires pour recevoir toutes les informations requises. Il déposera la demande de brevet correspondante le 8 juin 1887. Grâce à cette machine, le recensement (auparavant manuel) de 1890 est traité en trois ans « seulement ». Cette machine fera le succès de la "Tabulating Machine Compagny" qui sera renommée plus tard "International Business Machine (IBM)"
311887Machine à multiplier de Léon BOLLÉEHGrand ingénieur de l'automobile, il avait déjà inventé et construit à 18 ans, une machine arithmétique à multiplication directe.
321904Diode par John FLEMINGHPremier tube à vide.
331907Triode (Lampe) par L. DE FORESTHMise au point, à partir de la diode de J. FLEMMING sur laquelle il rajoute une feuille métallique, d'un amplificateur d'intensité électrique, "l'audion" qui s'appellera ensuite "triode". La première "lampe" réellement utilisable a été mise au point en France par H. ABRAHAM et utilisée par l'ensemble des Alliés pendant la première guerre mondiale, d'où son nom : Lampe TM (pour Télégraphie Militaire).
341914Principes de l'automatisme par TORRES Y QUEVEDOTIl décrit tout ce qui est nécessaire pour faire fonctionner un automate dans "Essai sur l'Automatisme" : des sens (thermomètres, boussoles, dynamomètres...), des membres, une énergie (électricité, eau, air...), une faculté de discernement.
351919Basculeur (flip-flop) de W. H. ECCLES et F. W. JORDANHC'est un circuit électronique bistable, composé de deux triodes. Il faudra encore une quinzaine d'années avant que l'on s'aperçoive que ce circuit pouvait servir de base à l'utilisation électronique de l'algèbre de BOOLE.
361920EnigmaHEnigma, ce véritable bijou de la cryptologie basé sur des impulsions électriques, a été mis au point en 1920 par l'Allemand Arthur Scherbius. Composée d'un clavier, de 26 lampes pour représenter l'alphabet et généralement de 3 rotors, l'énigma était destinée à l'origine à crypter des documents d'affaires. Les services secrets allemands ont racheté (presque) tous les exemplaires et ont considérablement amélioré le modèle commercial pour leurs besoins. Les Polonais, tout d'abord, ont étudié le principe et commencé à développer des solutions capables de décoder les messages cryptés. Ces travaux seront récupérés par le "British Government Communication Headquarters" basé à Bletchley-Park où A. TURING créera une machine "la bombe" (on pense que ce nom vient du tic-tac produit durant les calculs) pour permettre de tester rapidement les combinaisons possibles.
371921Machine à cartes perforéesHLe Norvégien Fredrik Rosing Bull dépose un brevet de « trieuse-enregistreuse-additionneuse combinée à cartes perforées ».
381924CRTC --> IBMCLLa CTRC, Computing Tabulation Recording Company, (association de Tabulation Machine Company
avec deux autres entreprises) change son nom en IBMC, International Business Machine Corporation.
391931BullLLe belge Emile Genon qui a racheté l’ensemble des brevets européens déposé par le norvégien Fredrik Rosing Bull mort en 1925, déménage à Paris, la société qu'il a créé en 1931 et qui devient La Compagnie des Machines Bull.
401936Définition de la notion d'Algorithme par A. TURINGTPour cela, il a décrit une machine (virtuelle) capable de résoudre tout problème pouvant être mis sous forme d'algorithme (bande de papier sans fin, pointeur qui peut lire, écrire, effacer)
411937Additionneur binaire à relais par G. STIBITZHIl fabrique, sur la table de sa cuisine, un additionneur binaire expérimental qui utilise le code décimal codé binaire développé quelques années plus tôt. Cette interface permet à l'opérateur de travailler en mode décimal, tandis que la machine utilise un système binaire.
421938Z1, premier calculateur à relais par K. ZUSE.HD'abord nommé Versuchmodell I, il a été construit dans la salle à manger de ses parents par Konrad ZUSE et utilisait des vieilles pellicules de cinéma 35mm en guise de bandes. Le plus puissant du monde à cette date, il effectuait 1 opération par seconde.
431939ABC, par J. ATANASOFF et Clifford BERRYHCe calculateur, a été le premier à utiliser le système binaire et était capable de résoudre des équations à 29 variables. Son vitesse d'horloge était de 60Hz; il faisait 1 multiplication à la seconde. Sa mémoire était de 60 mots de 50 bits.
441940Circuit ImpriméHLes composants devenant de plus en plus petits, on les fixe sur des petites plaquettes isolantes sur lesquelles ces composants sont reliés électriquement par des pistes métalliques très fines.
451940Intelligence artificielleTLe mathématicien et cryptologue anglais Turing pose les bases de ce qui sera l'intelligence artificielle.
461940Système de calcul en Virgule flottante (floating-point)TMise au point séparément par G. STIBITZ (au USA) et K. ZUSE (en Allemagne), cette notion fait appel aux puissances de 10. Les grands nombres sont exprimés à l'aide d'une "mantisse" et d'un exposant. Exemple : 252 000=2,52 x 105. On a donc un gain de place en mémoire et des multiplications plus faciles à effectuer. Le Z3 est le premier calculateur à utiliser ce système avec succès.
471941Z3, par K. ZUSE.HComposé de 2.600 relais, d'un lecteur de bandes et d'une console pour l'opérateur, sa mémoire pouvait contenir 64 nombres de 22 chiffres exprimés en virgule flottante. Il réalisait une multiplication en trois à cinq secondes. 1er calculateur à programme d'Europe. 1er calculateur à utiliser avec succès la virgule flottante
481941Wifi - premiers élémentsTAvec George Antheil, l’actrice autrichienne Hedy Lamarr, considérée comme l’une des plus belles femmes du monde (la première à simuler un orgasme à l'écran !) dépose le brevet d'une technologie d'un système de codage, « l’étalement de spectre par saut de fréquence », à l’origine du Wifi, du GPS, de la téléphonie mobile.
Ils rendent l’invention libre de droits pour l’armée des États-Unis. Toutefois, leur procédé, trop avant-gardiste, ne sera utilisé pour la première fois que lors de la crise des missiles de Cuba en 1962.
491942Diodes au germaniumHLe germanium est un semi-conducteur, c'est à dire que "dopé" par des impuretés, il conduit dans un sens ou dans l'autre suivant la nature de cette impureté. Par l'association d'un morceau de germanium dopé positivement (P) et un morceau dopé négativement (N), on obtient une diode qui ne conduit le courant que dans un seul sens.
501943ASCC ou Harvard MARK 1 par H. AIKENHCette machine, contruite en collaboration avec IBM pour la marine américaine, totalement électromécanique (17 m. de long, 2,5 m de haut et un poids de 5 tonnes) utilise un principe inspiré par les travaux de C. BABBAGE. Composée de 765.299 éléments reliés par 80 km de cables, elle avait besoin de plusieurs tonnes de glace par jour pour la refroidir. Ses performances et sa fiabilité étaient remarquables mais elle ne pouvait effectuer aucun saut conditionnel.
5119431er calculateur électronique (Colossus)HComposé de 1.500 lampes et d'un lecteur de bandes capable de lire 5.000 caractères à la seconde, ce calculateur électronique anglais a été conçu pour décoder les messages chiffrés par la machine allemande de Lorentz qui était un téléscripteur doté de rotors (utilisant un principe assez proche de l'Enigma).
521944Énoncé des ordinateurs" par A. TURINGT
531945Hypertexte par Vannevar BUSHTDans son système memex, il proposait des documents, des textes, des notes personnelles de façon à les retrouver facilement. Cette idée sera reprise par Douglas ENGELBART en 1963 puis par Ted NELSON (en 1975) qui lui donnera le nom d'hypertexte.
541946ENIAC, par John ECKERT et John MAUCHLYH(Electronic Numerical Integrator and Computer) Commandé par l'armée des États-Unis en 1943 pour effectuer les calculs de balistique, il remplaçait 200 personnes chargées auparavant de calculer les tables de tir. Il faut souligner sa fiabilité de calcul exceptionnelle pour l'époque. Il occupait 23 m³, pesait 30 tonnes, coûtait un demi-million de dollars. DIsposant d'une puissance de 200 kilowatts, il était composé de 70.000 résistances, 15.000 tubes à vide, 10.000 condensateurs, 1.500 relais et 6.000 commutateurs manuels. Bien qu'ayant 17.468 lampes, il n'y eut pas plus de 19.000 changements de lampes durant sa carrière de 9 ans, fiabilité exceptionnelle pour l'époque.
Départ de l'histoire moderne des calculateurs.
551946Architecture de Von NeumannTUne mémoire (contenant programme et données)
Une unité arithmétique et logique (opérations de base)
Une unité de commande (séquencement des opérations)
Des dispositifs d'entrée-sortie (communication avec l'extérieur)
561946Premier 'bug'LLa mathématicienne Grace Hopper est le témoin de la première panne informatique de l'histoire (sur un Mark II) ... provoquée par une mite prise dans un relais. L'insecte, 'bug' en anglais, fut enlevé avec soin et placé dans le journal de bord de Grace Hopper avec la mention «First actual case of bug being found». Le "bogue" est donc toute erreur qui entraîne un fonctionnement erratique d'un programme.
571947Le transistor bipolaire à jonction par J. Bardeen, W. Brattain et W. Schockley (laboratoires BELL)HIl est constitué d'une très fine couche P entre deux couches N (ou bien l'inverse). Lorsque l'on fait circuler un faible courant entre une couche P et une couche N, un flux d'électrons entraîne une conduction entre les deux couches de même nature: c'est l'effet transistor. Ce composant est à l'origine d'une révolution dans l'électronique, en effet la faible énergie nécessaire pour le faire fonctionner, ainsi que sa petite taille rendent très vite les tubes obsolètes.
581947AssembleurL(utilisation de mnémoniques) Le premier langage de ce type a été mis au point afin de faciliter l'usage des ordinateurs. Chaque instruction machine est codée sous forme de symboles dans un style proche du langage naturel. Par exemple: " début ", " stop ", " aller en "...
591948IBM SSEC, par Wallace EckertH(Selective Sequence Electronic Calculator) Ce calculateur composé de 20.000 relais et de 12.500 tubes a servi pour le calcul de tables de positions de la lune mais a surtout été une vitrine technologique (il était d'ailleurs visible par le public) pour IBM.
601948Manchester Mark 1 (ou Ferranti Mark I), le premier ordinateur électronique à programme interneHConstruit sur des plans de J. Neumann par l'équipe anglaise qui avait conçu Colossus, l’ordinateur grâce auquel les Britanniques étaient parvenus à déchiffrer de nombreux messages secrets allemands pendant la seconde guerre mondiale. Ce prototype est le premier à disposer d'une unité de commande interne et à suivre un programme enregistré. C'est sur cette machine de 1.300 tubes,dotée d’une mémoire de 1.024 chiffres binaires (128 octets !), qu'est utilisée pour la première fois la mémoire à tubes Williams.
Le grand mathématicien et logicien Alan Turing , qui avait aussi participé au projet Colossus, améliora par la suite le programme de Neumann.
611948Théorie mathématique de l'information" par Claude SHANNONTIl développe un système basé sur la numérotation binaire et introduit le concept de "bit".
621949EDVAC, premier calculateur à programme enregistré de J. NEUMANNH(Electronic Discret VAriable Computer) C'est le descendant direct de l'ENIAC. Il est composé de 4.000 tubes et sa capacité mémoire est de 1.024 mots de 44 bits.
631949EDSAC, par Maurice WILKESH(Electronic Delay Storage Automatic Computer) Cet ordinateur numérique et électronique est basé sur l'architecture de J. Neumann. Composé de 3.000 tubes et consommant 30 kW, il utilise une mémoire de type "lignes de retard à mercure" de cinq kilo-octets, (moins puissant que nos calculatrices de poche). Il s'agit d'une machine parfaitement opérationnelle qui a été construite dans un laboratoire de l'Université de Cambridge en Angleterre.
641949Bande magnétiqueH
651951UNIVAC, par J. ECKERT et J. MAUCHLYH(UNIVersal Automatic Computer) Il utilise des bandes magnétiques en remplacement des cartes perforées. Il est composé de 5.000 tubes, sa mémoire est de 1.000 mots de 12 bits, il peut réaliser 8.333 additions ou 555 multiplications par seconde. Sa superficie au sol est de 25 m². Sa construction aura duré 5 ans et coûté plus d'un million de dollars.
Le premier ordinateur commercialisé.
661951Whirlwind IH1er ordinateur "temps réel", construit au MIT.
671951Écran (oscilloscope)HL'oscilloscope, inventé un demi-siècle plus tôt sert d'abord à la vérification de l'état des bascules. Il deviendra par la suite une véritable interface, commandée par des circuits spécifiques, permettant l'affichage du texte et du graphisme.
681951Premier langage compilé : le A0 par G. HOPPERL
691954Transistor au siliciumHBeaucoup moins cher, plus facile à produire et à utiliser (mais hélas ayant une vitesse de conduction moins élevée) que le germanium, le silicium va devenir le symbole d'une nouvelle ère.
701954Calculateurs IBM 650H
711955Premier calculateur transitorisé: TRADICH
721955Crayon optiqueHEn mesurant le temps écoulé entre le début du balayage du faisceau d'électrons et le moment où celui-ci "rencontre" la cellule du crayon optique, il est facile d'obtenir l'emplacement où pointe le crayon.
Ce système sera très largement utilisé avant d'être détrôné par la souris.
731956Disque durHLe RAMAC 305 d'IBM a une capacité de 5 Mo pour un diamètre de 24 pouces (60cm).
741956Intelligence artificielleTElle démarre vraiment après la conférence de Dartmouth (NH) à laquelle assistaient 20 chercheurs, dont : Marvin Minsky, John Mc Carthy, Claude Shannon, Nathan Rochester, … Y furent présentés : le programme Logic Theorist, capable de de démontrer des théorèmes mathématiques et le principe d'élagage alpha-bêta, un algorithme d'évaluation jouant un rôle majeur dans la programmation en intelligence artificielle, notamment utilisé par la grande majorité des programmes d'échecs. McCarthy a convaincu l'auditoire d'accepter l'expression « Intelligence Artificielle » comme intitulé du domaine.
751956FortranL(FORmula TRANslation) Mis au point sur un IBM 701, c'est le premier langage informatique de haut niveau, c'est à dire qu'il nécessite un programme intermédiaire (le compilateur) qui le traduit en instructions compréhensibles par l'ordinateur.
L'avantage est que le programme en FORTRAN est indépendant de la machine, il suffit d'avoir le compilateur adapté. Il est toujours utilisé dans les domaines scientifiques et techniques.
761957PC : Personal computerHL'IBM Auto-Point Computer est le premier Personal computer (conçu pour une personne et muni d'un clavier). Utilisé par les militaires et les instances gouvernementales US, il valait l'équivalent de $470,000 de 2017.
771959Transistor à effet de champHPlus proche de la triode que ne l'est le transistor bipolaire, celui-ci est composé d'une électrode appelée grille qui module la conductance entre une zone dite "source" et une autre dite "drain".
781959Circuit intégré par Jack KILBYHLe principe consiste à fabriquer dans un même bloc de semi-conducteur (une puce) plusieurs composants (résistances, condensateurs, transistors). Cette idée sera reprise quelques mois plus tard par Robert NOYCE qui intégrant la technologie "planar" mettra au point des procédés toujours utilisés aujourd'hui.
791959Cobol par G. HOPPERL(COmmon Business-Oriented Language) Sa consécration par le Département de la Défense Américain qui l'a déclaré indispensable, l'accent qu'il met sur les structures de données et sa syntaxe proche de l'anglais en ont fait un langage largement utilisé, particulièrement dans les applications commerciales.
801959IBM 1401HUtilisant des transistors et des mémoire à tores de ferrite, la version haut-de-gamme était fournie avec un générateur d'applications (RPG) destiné à en faciliter l'utilisation, cet ordinateur a marqué une étape dans l'ère de la comptabilité (la version de base se programmant en assembleur (SPSS)). L'imprimante (1403) associée était d'une rapidité exceptionnelle (600 lignes par minute). IBM avait tablé sur un millier de ventes ... ; plus de 12 000 exemplaires seront vendus.
811959LispL(LIS Processing). Ce langage de "traitement de listes" inventé par John Mc CARTHY, mathématicien fondateur en 1957 du département d'Intelligence artificielle du MIT, va avoir un impact considérable dans le domaine de la programmation objet. John Mc CARTHY et Marvin Minsky qui ont fondé le MIT AI Lab. ont fortement contribué à la diffusion de « LISP ».
821960Transistors Planar par Jean HOERNIHC'est un transistor plat fabriqué à l'aide de gaz dopant positivement, négativement ou bien transformant le silicium en silice (oxyde de silicium) qui est un isolant.
831960Algol par E. DIJKSTRAL(ALGOrithmic Language) Très théorique, ce langage sera très peu utilisé mais sera très étudié comme modèle.
841960Diodes électroluminescentesHFabriquées à l'aide de semi-conducteurs (sous forme d'alliage binaire de phosphure de gallium et d' arséniure de gallium), ces diodes ont la propriété d'émettre de la lumière dans le spectre infrarouge ou visible. Leurs principales qualités sont une très faible consommation, une grande rapidité et une durée de vie quasi-illimitée.
851960PDP-1H(Programmed Data Processor) C'est le précurseur des "micro ordinateurs". Vendu par DEC pour $125.000 (une fraction du coût d'un ordinateur de l'époque) et livré sans logiciels, il était plutôt ciblé pour les scientifiques et ingénieurs.
861961Imprimante à bouleHSelectric de IBM
871962Perdue UniversityTCréation du premier Département d'Informatique à l'Université de Purdue à West Lafayette, dans le comté de Tippecanoe (Indiana).
On la surnomme le « berceau des astronautes » (Cradle of Astronauts) pour avoir formé vingt-deux futurs astronautes, parmi lesquels Neil Armstrong et Eugene Cernan. Nombreux sont également les PDG de compagnies du Forbes 500 diplômés de l'université Purdue.
881963Souris par D. ENGELBARTHCette drôle de bestiole, composée le plus souvent d'une boule, de deux ou trois axes et d'un ou plusieurs boutons a tout d'abord été totalement rejetée avant de devenir un accessoire courant, au milieu des années 80. Le suivi des déplacements se fait à l'écran grâce à un curseur (en général une petite flèche). La souris, dont le brevet a été racheté pour 40 000 dollars, sera popularisée par Apple quelques années plus tard.
891963Cassette à bandeHInventée par Philips, elle contient deux bobines sur lesquelles s'enroulent une bande magnétique.
901964IBM System/360HAlors que tous ses ordinateurs utilisaient des architectures et logiciels incompatibles entre eux, IBM décida d'investir plusieurs millions de dollars et de développer une gamme entièrement nouvelle : 6 ordinateurs et 44 périphériques, ayant des capacités différentes mais tous compatibles entre eux. La technologie utilisée, loin d'être innovante, était transistors et mémoires à tores. Les modèles 370, lancés 5 ans plus tard, seront compatibles mais intégreront un système d'exploitation gérant la mémoire virtuelle et le temps partagé. Ils seront construits avec des circuits intégrés et des mémoires à semi-conducteurs. Les générations futures seront les /3x, /36, /38 et (en 1988) AS400.
911964PL/ILLangage assez universel, il couvre à la fois le champ d'intérêt du FORTRAN et du COBOL. Il sera critiqué à cause de son accès difficile.
921965Premier mini-ordinateur diffusé massivement: PDP-8 de DECHLe PDP-8 a été le premier mini-ordinateur à grand succès de la société Digital Equipment, avec 50.000 exemplaires produits entre son lancement le 22 mars 1965 et son arrêt de fabrication.
Premier ordinateur simple d'usage, abordable (18.000 $) et produit en masse.
931965BasicL(Beginner's All-purpose Symbolic Instruction Code) Ce langage a été développé par John KEMENY et Thomas KURTZ. Ses versions initiales n'étaient ni structurées ni compilées, alors que les plus récentes sont toujours structurées et souvent compilées.
941965Loi de MooreTThéorisée par le cofondateur de Intel qui anticipait une croissance exponentielle de la puissance des circuits intégrés (du moins jusqu'en 1975 ; quel pessimiste !). En 1951, un transistor faisait 10 mm de large ; en 1971, 10 microns, soit le centième d'un millimètre ; en 2017, les transistors font 10 nanomètres (un cent millième de mm - 10.000 transistors dans l'épaisseur d'un cheveu) ; en 2020, 10 milliards de transistors sur un seul microprocesseur. On attend pour 2021 le prototype dun transistor gravé en 3 nanomètres, soit la largeur de 15 atomes ! La loi va probablement ralentir à partir de 2025 !
951965LTPremier Doctorat d'Informatique par l'Université de Pennsylvanie
961966Plan "Calcul"Le gouvernement français (De Gaulle) lance le 'Plan Calcul' pour assurer l'indépendance informatique de la France
971967Disque soupleHIBM lance le disque souple qui pouvait stocker 80 000 caractères, soit environ une journée de frappe d’une opératrice de saisie. La disquette amovible (floppy disk), aux formats de 3.5, 5 1/4 ( standards 360 Ko, 720 Ko et 1.440 Ko) et 8 pouces, aura jusqu'à 2 Go de capacité.
981968Forth par C. MOORELLangage informatique basé sur l'utilisation de piles de données. De par son status entre langage de bas-niveau (très proche du matériel) et de haut niveau, il est extrêmement compact et rapide. Il a longtemps été utilisé comme 'Open Firmware' (logiciel chargé de charger le système d'exploitation) par les machines d'Apple et de Sun.
991968Le Fairchild 3708HLa technologie Silicon Gate est développée pour les circuits intégrés par Federico Faggin et Tom Klein qui améliorent la fiabilité, la densité d'empaquetage et la vitesse des circuits intégrés MOS avec une structure en grille de silicium. Faggin conçoit le premier circuit intégré à grille de silicium commercial, le Fairchild 3708.
1001968Pascal par Nikhlaus WIRTHLLa rigueur nécessaire pour utiliser ce langage de haut niveau fait qu'il est très apprécié dans l'enseignement. Il a été très largement popularisé par sa version développée par Philippe KAHN : Turbo Pascal de BORLAND.
1011968ArpanetLLe projet Arpanet, proposant une communication décentralisée par paquet, est approuvé. Le projet repose sur les travaux de l’IPTO au sein de l’ARPA et ceux de Rand Corporation. Les solutions techniques proposées permettent de concevoir un système de communication des données résistant à une attaque nucléaire par l'emploi d'un réseau tissé.
Le précurseur d’Internet n’aura pas d’application militaire mais se développera au sein des Universités américaines.
1021969UnixLLe système Unix est mis au point par Ken Thompson dans les laboratoires Bell dans le New Jersey aux Etats-Unis. Son but : mettre au point un système interactif simple pour faire tourner un jeu qu'il avait créé. Il s'inspira des principaux systèmes d'exploitation de l'époque (Multics, Tenex), et était destiné à une utilisation mono-utilisateur, d'où son nom (Unix= Multix uni-utilisateur à priori)
1031969ArpanetL20 septembre. Naissance de l'Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network), financé par le Pentagone pour disséminer les informations gouvernemantales en plusieurs lieux. Développé à l'université de Columbia (Etat de New York), reliant 4 centres de recherche dans l'ouest américain (l'université de Columbia dans l'Etat de de New-York,celles de la Californie et de l’Utah, et l’institut de recherche de Standford). Le réseau Arpanet, communément considéré comme l’ancêtre d’Internet, est né. Les premières données sont échangées à une vitesse de 50 kbits/s et le réseau de quatre ordinateurs s’avèrera opérationnel dès la fin de l’année.
1041969InternetL29 octobre - 10:30 p.m. Le premier message, le simple mot login, est envoyé sur le réseau ARPAnet. Les deux premiers nœuds sont l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA) -émetteur- et l'Institut de recherche de Stanford -récepteur-.
Suite à un bug, les 3 dernières lettres mettront une heure pour arriver
1051969Le microprocesseurHLa société japonaise Busicom, premier gros client d'Intel, désire développer une gamme de calculateurs programmables, calculatrices de « grande puissance » (pour l’époque), et demande à Intel de fabriquer un jeu de douze circuits intégrés qui leur sont nécessaires. Ted Hoff, chargé de cette affaire, propose, à ses collaborateurs et clients, l'idée de développer un processeur universel sur une seule puce au lieu des circuits personnalisés spécialisés demandés pour chacun des projets développés à l'époque.
1061970Technologie M.O.S. (Metal Oxyde Semiconductor)HCette technologie permet de fabriquer des transistors plus petits et plus rapides. Une course à la densité, à la vitesse et à la consommation commence... On parle alors de SSI (Small Scale Integration) : 30 à 80 transistors, MSI (Medium Scale Integration) , LSI (Large Scale Integration) , VLSI (Very Large Scale Integration) ...
1071970SQLLDéveloppé chez IBM par Donald Chamberlin et Raymond Boyce, SQL (Structured Query Language) est un langage informatique normalisé servant à exploiter des bases de données relationnelles. Permet les premiers modèles de base de données mis au point par l'anglais E. F. Codd.
1081970Code barresLInventé aux Etats-Unis par George Laurer, ingénieur chez IBM, est une suite de barres parallèles qui représentent des caractères. Il a pour but de définir une codification adaptée à la grande quantité d'articles en vente dans la grande distribution.
1091971Le premier microprocesseur: le 4004 d'IntelHTandis que l'italien Federico Faggin crée la méthodologie de conception des quatre puces de l'Intel 4004, la société américaine "Intel" lance sur le marché informatique l'invention de Marcian Hoff, le microprocesseur, « a microprogrammable computer on a chip », l'association sur un minuscule support de tous les circuits qui constituent un ordinateur. Baptisé "Intel 4004", il coûte 200 dollars. D'une taille de 3,2 mm, le processeur 4 bits permettra le développement des micro-ordinateurs. Il comporte 2.300 transistors et exécute 60.000 opérations par seconde à une fréquence de 108 Khz. Sa puissance était égale à celle de l'ENIAC dont les circuits occupaient un volume d'environ 80 mètres cubes.
1101971Imprimante matricielleHGrâce à l'utilisation de fines aiguilles qui viennent taper sur ruban encreur, il est maintenant possible d'imprimer des graphiques ou des caractères quelconques.
On dit aussi de ces imprimantes qu'elles sont à aiguilles, ou à impacts.
1111971E-mails
Courrier électronique
LMis au point par Ray Tomlinson, le premier message électronique est envoyé. Ce dernier, qui travaille sur des programmes permettant d’envoyer des messages sur le réseau et de les lire, développe un code pour envoyer un message d’un ordinateur à l’autre.
Pour définir l’adresse, il a alors besoin d’un séparateur entre le nom de l'utilisateur et la machine "résidente" du destinataire. Il opte alors pour @ (arobase) qui possède le double avantage d’être inutilisé et de se prononcer "at" en anglais, ce qui dans ce contexte équivaut en français à "chez". Ses premiers programmes de courriel, SNDMSG et READMAIL, jouèrent un rôle important dans le développement du courrier électronique, lequel vit son utilité fortement accrue grâce à ARPANET.
La première adresse de courrier électronique est tomlinson@bbn-tenexa. BBN réfère à Bolt, Beranek et Newmann, la firme d'ingénieurs pour laquelle travaillait Ray Tomlinson, et qui était prestataire d'ARPANET. Tenexa réfère à Tenex, le système d'exploitation utilisé. Loin du contenu solennel des premiers messages télégraphiques ou téléphoniques, ce premier message n’aurait eu pour texte que la première ligne d’un clavier "QWERTYUIOP"…
Lawrence Roberts décide de creuser l’idée de message électronique initiée par Ray Tomlinson quelques mois auparavant. Pour ce faire, il conçoit un système qui permet de trier les messages, d’y répondre, de les transférer. Les principales fonctions de la messagerie sont alors fixées.
1121972C par D. RITCHIELSuccesseur du langage B, il a pour objectif premier d'aider au développement d'UNIX.
1131972PrologL(PROgrammation en LOGique) Conçu par le Français Alain COLMERAURER, c'est un langage dit "descriptif de l'Intelligence Artificielle".
1141972InternetLÀ l’origine, l’ancêtre d’Internet, Arpanet, était pensé pour maintenir les télécommunications en cas d’attaque (notamment nucléaire) au sein d’un réseau. L’idée, développée en 1972, est de créer des communications avec différents réseaux : Arpanet, les satellites, et des communications par radio. C’est au cours d’une conférence internationale à Washington que la première démonstration publique d’Arpanet est réalisée. Le succès sera réel et contribuera à l’expansion du projet.
Le projet donnera naissance au protocole TCP/IP, grâce à Vinton Cerf et Bob Kahn.
1151973Micral-N de R2EHC'est le premier micro-ordinateur du monde, il a été inventé par A. TRUONG, fondateur de R2E, une petite société française, rachetée par Bull en 1978..
1161973l'Alto (renommé Xerox Star en 1981) de XEROXHCe prototype, pensé pour devenir le bureau du futur, est un condensé des idées proposées par les chercheurs réunis par XEROX au Palo-Alto Research Center (PARC). Il est le premier à introduire l'idée de fenêtres et d'icônes que l'on peut gérer grâce à une souris.
Principalement, en raison de son coût, cet ordinateur ne connaîtra qu'un succès d'estime.
1171973Théorie des bases de données relationnellesT
1181973IcônesLSuivant la même philosophie que la souris, l'icône est un petit dessin sur lequel on peut cliquer en amenant le pointeur de la souris dessus et en appuyant sur un des boutons.
Ce système a fait la gloire du Macintosh qui vient de naître.
1191973Téléphone cellulaire (portable)H03 April, Martin Cooper, employé de Motorola, fait le premier appel téléphonique depuis un cellulaire, connectant Bell Labs dans le New Jersey alors qu'il était Sixth Avenue à New York. L’appareil, surnommé «la botte» à cause de sa forme, ou «la brique», à cause de son poids, pesait plus d’un kilo, faisait 22 centimètres de long et sa batterie mettait 10 heures à charger pour 35 minutes de conversation.
Il faudra encore une décade avant que le DynaTAC atteigne les consommateurs.
1201974Carte à puce par Roland MORENOHRectangle plastique d'un mm d'épaisseur qui porte un circuit intégré, rassemblant un microprocesseur, une mémoire morte (ROM) une mémoire de stockage et une mémoire vive. Le français Roland Moreno dépose le berevet le 25 mars 1974. En 1981, la France l'incorporera aux cartes bancaires.
12119741er super-ordinateurHCRAY I, par Saymour CRAY
1221974CP/M-DOS par G. KILDALLL(Control Program for Microcomputers - Disk Operating System) C'est le premier système d'exploitation pour micro-ordinateurs (8080 d'Intel). C'est aussi l'inspirateur du QDOS de Tim PATERSON qui deviendra MS-DOS.
1231975Altair 8800 de ED. ROBERTS (MITS)HIl est considéré par les Américains comme le premier micro-ordinateur du monde, bien que ce soit le Micral-N. Cependant, c'est pour l'Altair que sera développé le premier BASIC Microsoft.
1241975Micro-SoftLWilliam H. Gates et Paul Allen fondent la société Microsoft Corporation à Albuquerque (Nouveau Mexique). Son activité consiste à développer des systèmes d'exploitation et des logiciels pour ordinateurs. En 1981, le constructeur américain IBM lancera son Personnal Computer (PC) avec le système d'exploitation MS DOS (Microsoft Disk Operating System) de Microsoft.
En 2020, les systèmes d'exploitation Microsoft sont présents sur 90% des micro-ordinateurs dans le monde.
1251975IBM PC 5100HL'IBM 5100 est le premier ordinateur personnel commercialisé par IBM. Transportable, il était muni d'un écran texte monochrome et d'une unité de bande (adressable par blocs) intégrés, et acceptait en option une imprimante à aiguilles ; il était équipé d'un CPU IBM PALM (Put All Logic in Microcode) cadencé à 1,9 MHz, il possédait aussi tout son système et ses langages en mémoire morte. Sa mémoire vive se déclinait en 16, 32, 48 ou 64 ko. Son prix allait selon les options de 9.000 à 20.000 dollars. Il existait en trois versions : A (APL), B (BASIC) et C (combiné, c'est-à-dire APL + BASIC)
1261975Imprimante laserHReprenant le principe du photocopieur, à savoir un tambour électrostatique sur lequel se fixe du toner, ce type d'imprimante permet d'obtenir une excellente qualité avec un prix de revient faible.
1271976CRAY IHCréé par Saymour CRAY, c'est le premier ordinateur à architecture vectorielle.
1281976Apple I par Steve WOZNIAK et Steve JOBSHConçu par Steve WOZNIAK comme un kit à monter soi-même, cette ordinateur avait été rejeté par son employeur de l'époque (HP). Avec l'aide de Steve JOBS, il réussi à en vendre 50 exemplaire pré-montés à un magasin de Mountain View en Californie.
Le prix de vente suggéré était de 666 dollars. Pas superstitieux !
1291976Imprimante à jet d'encre (IBM 4640 ink-jet)HLe jet d'encre est un procédé d'impression sans contact dans lequel de très petites gouttes (de l'ordre du picolitre) d'encre sont projetées par des buses.
1301977Apple II par S. JOBS et S. WOZNIAKHPremier ordinateur à recevoir un succès grand public, c'est une machine qui permet à ses utilisateurs de créer leurs propres logiciels d'application.
1311977Code barresLLe code-barre est adopté en Europe, dans une version internationale de l’UPC (Universal Product Code). L'UPC a été inventé en 1970 aux Etats-Unis par George Laurer, ingénieur chez IBM.
1321978DEC VAX 11/780H(Virtual Address eXtension) de DEC. Premier modèle de "super-mini", cet ordinateur 32 bits pouvait exécuter des programmes écrits pour le PDP-11. Il avait aussi suffisamment de ressources pour supporter des applications qui étaient jusqu'ici réservées aux gros mainframes. Il reste aussi célèbre pour son système d'exploitation VMS
1331978IBM PC 5110HL'IBM 5110 constituait une variante de l'IBM 5100 destinée à un public plus large.
Il corrigeait deux des principaux défauts du 5100 : sa lenteur relative et l'impossibilité d'utiliser l'écran autrement qu'en mode machine à écrire. Sur le 5110, chaque caractère de l'écran était adressable, et on pouvait y écrire comme y lire des informations.
Deux autres défauts n'étaient pas corrigés : le poids élevé de la machine (25 kg) qui la rendait peu transportable et la lenteur du stockage sur cassette adressable. Ce dernier point est d'autant plus regrettable qu'IBM avait alors déjà introduit la disquette. Mais celle-ci souffrait de deux inconvénients : son format de l'époque, qui était le « 8 pouces » et n'aurait pas tenu dans un 5110, et la faiblesse de son stockage, encore limité alors à un peu plus de 100 ko alors qu'une cassette contenait le triple. Les écrans des deux machines n'étaient pas graphiques, mais la workspace Graphpak permettait toutefois la création de graphiques sur une imprimante matricielle associée. Il était disponible en 16, 32, 48 ou 64 ko2.
1341978Laser discHSupport de stockage optique commercialisé, initialement sous le nom de MCA DiscoVision. Cette technologie a permis d'élaborer plusieurs supports de stockage optique : notamment les CD, DVD, qui ont connu un succès considérable.
1351978Wordstar par John BARNABYLC'est l'un des premiers traitements de texte. Ses combinaisons de touches ésotériques deviendront pourtant très vite un standard.
1361979Le premier tableur: Visicalc par Dan BRICKLIN et Bob FRANSTONL(VISIble CALCulator) Il a été pensé par Dan BRICKLIN, un étudiant en gestion financière de Harvard fatigué de refaire toujours les mêmes calculs et écrit par Bob FRANSTON.
Malgré un succès foudroyant et une très nombreuse descendance, ses auteurs n'avaient pas déposé de brevet. Ils n'ont donc rien touché pour cette idée qui a, de plus, fait la gloire des autres.
1371979ADA par Jean ICHBIACHLCe langage, conçu pour standardiser le développement de programmes dans les services de l'armée des États-Unis, a été créé par un Français, ingénieur chez BULL.
Son nom est un hommage à A. LOVELACE.
1381980MS-DOSLMicrosoft développe son tout premier système d’exploitation, un logiciel capable de gérer l’ensemble des composants d’un ordinateur, mais aussi d’exécuter des programmes simples comme un traitement de texte. Bien que compliqué à utiliser, car fonctionnant à base de lignes de commande, MS-DOS (pour Microsoft Disk Operating System) révolutionne l’informatique en étant intégré aux premiers ordinateurs personnels (PC) du marché signés IBM.
C'est un système d'exploitation (OS) mis au point par Microsoft d'après les travaux de Tim PATERSON. Dans ses premières versions, il reprend le fonctionnement du CP/M et l'on doit (entre autres) à cet héritage sa limitation des noms de fichiers à (8+3) caractères!
1391980Disque Dur de 1 GBH250 kg et 81 000 $
1401981Sinclair ZX81HBasé sur le microprocesseur Z80A, c'est le premier micro-ordinateur à moins de 1.000 Francs (150 €). Il utilise l'écran du poste de télévision.
1411981IBM-PCHEn 1981, le premier PC (Personnal Computer) d’IBM (International Business Machines), le modèle 5150, est créé par William Lowe. Il pouvait être connecté à une simple télévision domestique et était animé par le système d'exploitation de MS-Dos créé en 1975 par Bill Gates et Paul Allen, les deux jeunes patrons d'une petite société appelée Micro-Soft. Doté de 16 à 64 Ko de mémoire vive et fonctionnant avec un processeur 8088 Intel, ce PC était plus puissant que les mastodontes, occupant 1.000 m² et monopolisant le travail de 60 techniciens, qu'IBM avait créés 20 ans plus tôt.
Il allait tout bonnement faire rentrer l’informatique dans les foyers. Cet ordinateur, qui n'apporte aucune idée révolutionnaire est la réaction du n°1 mondial face à la micro-informatique : Il était fait d'une accumulation de composants standards et de logiciels sous-traités dans le but de minimiser le temps nécessaire pour sa mise au point. Pourtant, le PC et ses clones (produits de copiage asiatiques) vont rapidement devenir un standard avec un succès qui ne s'est jamais démenti durant ses 20 premières années d'existence.
1421981Osborne 1HPremier ordinateur portable avec un écran de 5 pouces ... 12kg quand même ! Cet ordinateur n'était pas compatible PC et 2 ans plus tard, Compaq sortira un modèle d'allure assez similaire mais compatible PC cette fois
1431981Lotus 1.2.3LPremier logiciel de base de données intégré (c'est à dire permettant l'échange des données avec un module tableur) à connaître un succès commercial.
1441982Cray X-MPHComposé de deux Cray I mis en parallèle, il est 3 fois plus puissant que celui-ci.
1451982PostScript (Adobe)LTrès utilisé pour les imprimantes laser, le format PostScript permet de stocker et d'échanger des textes, des dessins, (voire des polices de caractères) sous forme de fichier texte ASCII.
1461982MinitelHLancement en France par les PTT (devenus La Poste et France Télécom), du Minitel permettant d'accéder, par connexion au service français de Vidéotex baptisé Télétel, à des services en ligne (3611 -Annuaire-, 3615 -Services-, …)
1471982ExcelLMicrosoft commercialisé son tableur Multiplan (bien vite plus populaire que Lotus 1.2.3 en France, mais pas dans le reste du monde). La première version d'Excel sortira en 1985 pour les ordinateurs Apple Macintosh alors que la première version pour Windows, la 2.05 sortira en 1987.
1481983Lisa d'APPLEHSteve JOBS, très intéressé par l'Alto reprendra la plupart des idées de celui-ci pour le compte d'APPLE, en particulier la notion d'interface graphique (GUI) et l'utilisation de la souris. Cependant, ce micro-ordinateur ne connaîtra pas plus de succès commercial que son modèle;.
1491983TCP/IPLLe réseau Arpanet adopte définitivement un mode de fonctionnement qui sera la base d’Internet, le TCP/IP. Ce système, développé notamment sous l’impulsion de Vinton Cerf dès 1973, permet d’interconnecter des réseaux différents contrairement à la solution NCP utilisée jusqu’ici par Arpanet. Le protocole TCP/IP est intervenu progressivement sur le réseau et avait connu une mutation importante en 1978, lorsque le protocole inter-réseaux avait été séparé du protocole de transmission des données. Dorénavant Arpanet est avant tout un projet universitaire et se nomme Arpa-Internet, le volet militaire étant désormais indépendant et nommé MILNET.
1501983Virus informatiquesLDes programmes contaminant d'autre applications ont existé depuis les années 1970 mais le nom pour ce type de logiciel date du 10 novembre 1983. Ce jour là, Fred Cohen alors étudiant en doctorat présente les résultats de ses travaux et comment il a écrit un "virus" (caché dans un programme appelé VD) pour le mini-ordinateur VAX.
Le premier Virus informatique à grande diffusion est Brain et a été écrit sur un PC par 2 frères pakistanais. L'adresse et le numéro de téléphone de ceux-ci s'affichait sur l'écran !
1511984AmigaHUtilisant un microprocesseur Motorola ce micro-ordinateur reste parmi les leaders pour ce qui est du graphisme et de la musique.
1521984Macintosh d'APPLEHLBasé sur le projet LISA 2, l'ordinateur d'Apple est convivial par excellence: Son utilisation est très simple grâce à la souris et à la qualité de ses graphismes. Apple signe ici un de ses pires échecs commerciaux, malgré une qualité de graphisme inégalée, et l'intégration du multitâche. Ce système, inconnu alors dans les ordinateurs personnels de l'époque, est responsable de l'extrême lenteur de la machine. A 9.995 dollars, le prix est extrêmement prohibitif à l'époque.
Il deviendra cependant au fil des années et des versions, l'autre grand standard mondiale de la micro-informatique, avec le PC d'IBM, le concurrent qui grossit.
1531985DomainesLSymbolics.com est le seul nom de domaine enregistré le 15 mars 1985. Ils sont plus de 350 millions fin 2019.
1541985FTPLLe FTP (File Transfert Protocol), procédure de transfert de fichier.
1551985Cray IIHMiniaturisé, il est 10 fois plus puissant que son prédécesseur, le Cray I.
1561985Windows (Microsoft)LLe 20 novembre 1985, Microsoft lance (pour 99 $) Windows 1.0. Désormais, l’utilisateur peut gérer son ordinateur et ses périphériques à la souris, naviguant dans une interface graphique simple, sans lignes de commande complexes, simplement en cliquant sur des icônes et en ouvrant/fermant des fenêtres. À noter que Windows 1.0 intègre plusieurs programmes utiles et grand public comme le traitement de texte Write, le logiciel de dessin Paint, un bloc-note, une calculatrice, une horloge et même un jeu (Reversi).
1571986The Connection MachineHPremier ordinateur "massivement parallèle" intégrant 16.000 processeurs.
1581988Ver informatiqueLDes vers informatiques ont été écrits par des chercheurs en informatique dès les années 1970. Le premier a échapper à son inventeur et à causer des dégats est le ver de Morris. Robert Morris n'avait pas d'intention malveillante mais le mécanisme de reproduction de son vers s'avéra défaillant.
Contrairement au virus, le ver se propage sans avoir besoin de se lier à d'autres programmes exécutables. Le ver appartient à la famille des programmes malveillants ou nuisibles, les malwares.
En réponse à cet incident, le CERT (Computer Emergency Response Team) a été créé. Il composé de centre d'alertes dans le monde entier.
1591989Microsoft OfficeLLa suite bureautique fait son apparition, un paquet comprenant des applications qui étaient vendues séparément auparavant : Word, Excel et PowerPoint.
1601989World Wide Web (www)TConcept mis au point par le britannique Tim BERNERS-LEE et le français Robert CAILLIAU du C.E.R.N, c'est un système de recherche documentaire de données, basé sur la technologie hypertexte, avec des noeuds et des liens. L'utilisateur se connecte grâce à un client (Navigateur ou Browser) sur un serveur désigné par l'URL (Uniform Resource Locator - c'est à dire l'adresse du site).
Le Web n'est pas à confondre avec Internet, qui désigne un réseau informatique qui connecte des machines entre elles.
Le supérieur hiérarchique de Tim BERNERS-LEE annota la proposition d'un prémonitoire « vague, mais excitant ».
1611990WebHCréation du premier serveur Web et de la première page Web. Cette dernière sera remise en ligne en 2013, dans une version de 1992. La première version n'a pas été retrouvée.
1621990HTML par Tim BERNERS-LEELCréation du protocole HTTP et du langage HTML au CERN, avec un premier site sur son réseau interne. HTML (HyperText Markup Language) est un format utilisé pour créer des documents hypertextes (contenant des unités d'information liées entre elles par des hyperliens). Il est composé de balises (tags) qui permettent de modifier la mise en page : type de caractère, taille, couleur, insertion d'image, saut de ligne, insertion d'un lien hypertexte...
1631991www rendu public !HTim Berners-Lee rend le projet WorldWideWeb public dans un message posté sur Usenet, un système de forum en ligne qui a fait les grandes heures du début d'Internet. Il s'agirait de la première mention publique du Web.
1641991UnicodeLAfin de résoudre une fois pour toute les problèmes de codage de caractères et de ses différents jeux (ex: ISO 8859-1/Latin 1 etc...) incompatibles, l'Unicode a été créé pour être un sur-ensemble de tous les autres. Il est capable, en théorie, de supporter tous les langages existants (et disparus) avec leurs particularités. Il existe plusieurs formats de représentation : UTF-8 est de plus en plus utilisé pour les transmissions de documents et sur les serveurs UNIX. Il a l'inconvénient d'avoir une longeur par caractère qui est variable (1 caractère = 1,2,3 ou 4 octets) mais il a l'avantage d'être très compact pour l'alphabet occidental non accentué et n'a pas le problème d'ordre des octets comme UTF-16 (utilisé par Windows). Si la première version de la norme a été publiée en 1991, sa complexité rend son adoption très lente.
1651991Bi-bopHPremier téléphone français grand public en mobilité urbaine, conecté à un réseau spécifique de bornes radio. Bi-Bop pouvait émettre et recevoir des appels (cette dernière faculté étant optionnelle), à condition d'être à proximité d'une borne publique et de s'être déclaré sur la borne. Il doit donc être considéré comme une cabine téléphonique portable. Le réseau, concurrencé par le GSM, fermera en 1997.
1661991LinuxLCe système d'exploitation, basé à l'origine sur Minix et a été conçu par un jeune étudiant Finlandais nommé L. TORVALDS pour exploiter la puissance des microprocesseurs Intel 386. Le noyeau est disponible aussi pour des ordinateur Macintosh, Sun, Mips et Alpha, accompagné de logiciels libres (ceux de GNU en tête) et est considéré comme une alternative aux systèmes propriétaires, en particulier Windows de Microsoft.
1671992SMS / textoL03 décembre. L'ingénieur britannique Neil Papworth, affecté à l'équipe Vodafone pour développer le SMS, envoie le premier message textuel à son boss Richard Jarvis : "Merry Christmas."
1681993Le web accessibleHLe CERN décide de mettre les technologies qui permettent au Web de fonctionner dans le domaine public.
Tout le monde peut désormais s’emparer et faire évoluer le Web. Cela sera décisif pour son succès.
1691993wwwLLa technologie www ouvre la voie aux navigateurs : 130 sites existent en milieu d'année 1993 (10 en 1992) et 1 million dès 1997.
1701993WebcamHLa technologie au service de l’humanité : pour savoir si du café est prêt, des chercheurs du laboratoire d’informatique de l’université de Cambridge braquent une caméra sur la cafetière du bâtiment, qui envoie, trois fois par minute, une image de l’objet. Ils décident de la mettre sur le Web, ce qui est souvent considéré comme la première webcam.
1711993MosaïcLL’université de l’Illinois présente son navigateur Web graphique, reposant sur les principes de la Toile tels qu’ils ont été formulés par l’équipe du CERN de Tim Berners-Lee, notamment le HTTP. Nommée Mosaic, l’application retient l’attention puisqu’elle tourne sous Windows et simplifie considérablement la navigation. Elle annonce le développement ultérieur de Netscape et autres navigateurs qui feront sortir Internet du cercle des initiés pour le rendre accessible au grand public.
1721994Paragon d'IntelHCoûtant 20 millions de dollars, occupant un volume de 48 m3, il est composé de 2.000 processeurs et de 64 Giga-octets de mémoire. Il peut effectuer 150 milliards d'opération en virgule flottante par seconde.
1731994YahooLDeux étudiants de Stanford, David Filo et Jerry Yang, créent l’annuaire Internet Yahoo! Celui-ci doit permettre aux Internautes de trouver rapidement des sites grâce à un classement hiérarchique, la difficulté étant alors de trouver le site ou l’information pertinente voulue.
Yahoo! est à la fois une référence à Gulliver et un acronyme reprenant la traditionnelle formulation « Yet another… » des projets informatiques de Stanford, classés à Y. Yahoo! fait donc référence à des êtres non civilisés à forme humaine tout en signifiant : « Un oracle à classement hiérarchique officieux de plus ».
L’entreprise sera fondée en 1995 et connaîtra un rapide succès.
1741994Mosaic Netscape 0.9LMarc Andreessen et son équipe de la "Mosaic Communications Corporation" sortent le 9 septembre la version béta Mosaic Netscape 0.4 et la première version stable du navigateur commercial voit le jour le 13 octobre 1994 : il s'agit de Mosaic Netscape 0.9 qui supporte l'ensemble des éléments HTML version 2.
1751994W3CLTim Berners-Lee fonde le World Wide Web Consortium, également appelé W3C. Cet organisme a pour objectif et fonction d’émettre des recommandations afin de promouvoir et d’assurer la compatibilité des technologies utilisées sur le Web. Toutefois les standards proposés ne sont pas des normes absolues. L’organisme, essentiel pour assurer l’efficacité des applications tels que les navigateurs, est géré conjointement par des universités et centres de recherche américains, européens et japonais.
1761994QR CodeLLe QR Code, code barres à deux dimensions (~ pixels), est inventé par Denso Wave, une société japonaise qui travaille pour Toyota.
1771994PowerMac d'APPLEHBasé sur le microprocesseur POWER-PC réalisé par Motorola en collaboration avec IBM, il était présenté comme le successeur commun du PC et du MAC. Cependant, malgré de très bonnes performances, il tarde à s'imposer.
1781994Lycos, Amazon, NetscapeLNaissance de Yahoo (janvier), Lycos (mai), Amazon (juillet) et Netscape (octobre)
1791995Java (Sun Microsystems)L(signifie "café" en argot américain - en argot français on dit "Kawa" ) Ce langage objet est principalement utilisé sous forme d'applet en symbiose avec un client Web. Il a pour cela une particularité: le programme est d'abord compilé en "p-code" (byte-code) totalement indépendant de l'architecture. Puis ce p-code est interprété (c'est à dire transformé au fur et à mesure en code spécifique à l'ordinateur) lors de l'exécution du programme.
1801995Windows 95LLa société de Bill Gates fondée en 1975, Microsoft, met en vente son nouveau système d'exploitation, Windows 95, à minuit. L'opération médiatique à coûté 200 millions de dollars : écrans publicitaires, couleurs de Windows 95 (orange, vert et jaune) sur l'Empire State, offre de 1,5 millions d'exemplaires du Times, shows dans toute l'Europe... 300.000 exemplaires seront vendus le jour du lancement et 1 million après quatre jours de commercialisation.
Cette nouvelle génération de logiciel ouvre la voie de l'informatique pour tous.
1811995Internet ExplorerLMicrosoft publie le 16 août 1995 Internet Explorer 1.0, un navigateur web graphique. Il s'agissait d'une version remaniée de Spyglass Mosaic dont Microsoft a pris une licence, comme plusieurs autres sociétés qui développaient des navigateurs sur la base de celui créé par Spyglass. Il était inclus avec Microsoft Plus! pour Windows 95 et dans les versions OEM de Windows 95. Internet Explorer 1.5 est sorti quelques mois plus tard pour Windows NT et ajoutait le support basique de tableaux.
1821995eBayLSite web de ventes aux enchères, initialement nommé AuctionWeb
1831995AltavistaLMicrosoft lance son propre navigateur. Livré par défaut avec Windows, il deviendra vite le navigateur le plus utilisé au monde avant d’être supplanté par Firefox et Chrome. Il a depuis été remplacé, sur Windows, par Edge.
1841996XMLL(eXtensible Markup Language)XML est un sous-ensemble simplifié du SGML. C'est une norme destinée à l'échange (par ext. la composition et la publication) de documents informatisés.
1851996WifiHWi-Fi (wifi) est un ensemble de protocoles de communication sans fil permettant de relier par ondes radio plusieurs appareils informatiques (ordinateur, routeur, smartphone, modem Internet, etc.) au sein d'un réseau informatique afin de permettre la transmission de données entre eux.
1861997SixdegreesLLe premier réseau social, succédant aux services de Bulletin Board System (BBS) et d'Internet Relay Chat (IRC). Créé par Andrew Weinreich et la société Macroview il restera opérationnel jusqu'à sa fermeture, en 2001.
1871997Deep BlueHCet ordinateur bat le champion du monde d'échecs, Gary Kasparov.
1881997e-businessTLe e-business (electronic business) est l'utilisation des technologies de l'information et de la communication et notamment des techniques de l'internet et de la Toile ou Web pour faire du commerce ou des affaires.
Le terme e-business sera inventé par Lou Gerstner, président d'IBM en 2003.
1891998iMac d'APPLEHL'iMac, l'ordinateur d'Apple pour le nouveau millénaire a également marqué le retour d'Apple (et de MacOS) au devant de la scène. C'est l'ordinateur le plus original depuis le premier Mac de 1984 : design très particulier, écran et unité centrale intégrés dans un seul boîtier, ports USB et pas de lecteur de disquette interne.
1901998GoogleLFondation dans un garage de la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergueï Brin étudiants à l'université de Stanford, de Google, une entreprise américaine de services technologiques. C'est une filiale de la société Alphabet depuis août 2015. L'entreprise se fera principalement connaître à travers la situation monopolistique de son moteur de recherche, puis Android, Youtube, Google Earth, Google Maps, Google Play, ... "Google" fait référence au terme mathématique « gogol » qui désigne un nombre commençant par 1 et suivi de 100 zéros (10100).
Google a révolutionné la recherche de contenus numérique, se donnant comme mission « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile ». En 2019, le moteur de recherche a indexé plus de 1.000 milliards de pages web.
1911998Logiciel LibreTD'après les statuts de l'AFUL, sont considérés comme libres les logiciels disponibles sous forme de code source, librement redistribuables et modifiables, selon des termes proches des licences «GPL», «Berkeley» ou «artistique» et plus généralement des recommandations du groupe «Open Source». Les bases de ce mode de distribution ont été jetées par Richard Stallman, créateur de la FSF et du projet GNU.
Depuis quelques temps, l'idée de logiciel libre se répand rapidement (un des plus connu étant Linux) comme alternative aux solutions propriétaires traditionnelles.
1921999NokiaHPremier téléphone mobile avec internet
1931999MelissaLUn virus du nom de Melissa apparaît et génère un important trafic de messages électroniques, saturant en partie les serveurs. L’auteur du virus sera rapidement identifié et verra sa peine réduite grâce à sa collaboration avec le FBI pour l'identification d'auteurs de virus.
1942000Connexion forfaitaire
ADSL
HA l’époque où chaque heure de connexion Internet était payante, l’arrivée du premier forfait illimité libère les usages. Lancé par le fournisseur d’accès AOL, il est facturé 200 francs, soit environ 30 euros, et fonctionne à la vitesse très lente des modems 56 kbit/s de l’époque. L’année 2000 voit également émerger l’ADSL, bien plus rapide (512 kbit/s), illimité également, mais réservé à quelques communes au départ.
1952000Loi de MetcalfeTRobert Metcalfe, pratiquement inconnu bien qu'inventeur de la norme technique à l'origine du réseau Internet, formalise le fait que la valeur d'un réseau croît de manière exponentielle en fonction du nombre de ses utilisateurs. Le bonheur des GAFAM et autres BATX ! Le coût d'un internaute supplémentaire est quasi nul, mais son rendement publicitaire est énorme tout en permettant d'"éduquer" l'IA.
1962000Bug de l'an 2000 (!)TAfin de gagner de la place à l'époque où 32Ko représentaient une quantité de mémoire extraordinaire, beaucoup de dates sont codées en n'utilisant que les 2 derniers chiffres de l'année. L'ordinateur risque donc de ne pas pouvoir distinguer l'année 2000 de l'année 1900 !
Cependant, malgré la mobilisation de certains (avec à la clé des fortunes dépensées) et l'immobilisme total d'autres, on a surtout vu fleurir des bugs d'affichage et quelques calculs fantaisistes.
1972001ItaniumHCertes ce n'est pas le premier processeur 64 bits à sortir mais c'était certainement un des plus en vue. Conçu par Intel et Hewlett-Packard, il est à la croisé des architectures RISC (HP-PA) et CISC (utilisé par les processeurs Intel). Seulement il n'a jamais vraiment rencontré de succès.
1982001e-cloudLApparition des hébergeurs Web capables d'héberger des applications dans leurs locaux informatiques. Se développe dès alors le cloud computing, ou l'informatique en nuage ou nuagique qui est l'exploitation de la puissance de calcul ou de stockage de serveurs informatiques distants par l'intermédiaire d'un réseau, généralement internet
1992001WikipediaLL’encyclopédie collaborative lancée par Jimmy Wales et Larry Sanger est l’un des projets les plus ambitieux et réussis du Web.
Elle rassemble aujourd’hui plus de 40 millions d’articles dans plus de 300 langues (2019).
2002002Creative CommonsLNaissance des licences Creative Commons. Ces licences, imaginées par le professeur de droit américain Lawrence Lessig, permettent aux créateurs de diffuser leurs œuvres sur Internet, en définissant eux-mêmes ce que les autres peuvent faire ou non avec leurs œuvres. Très populaires, elles ont été adaptées en 2004 au droit français.
2012002LinkedInLRéseau social professionnel en ligne créé à Mountain View (Californie). Le 13 juin 2016, Microsoft annoncera.le rachat du réseau social pour un montant de 26,2 milliards de dollars américains soit 23,3 milliards d'euros.
Linkedin affiche 660 millions de membres inscrits en 2019, avec 303 millions d’utilisateurs actifs par mois.
2022003Opteron d'AMDHAlors que l'Itanium ne peux exécuter les applications 32 bits que grace à un complexe système d'émulation, l'Opteron est le premier microprocesseur capable de supporter des programmes 32 bits et 64 bits à pleine vitesse. L'Opteron a également un controleur de mémoire intégré alors que traditionnellement, celui-ci est séparé. Même si à l'époque Windows n'était pas disponible en version 64 bits, le succès de ce processeur est immédiat, en particulier pour des serveurs Linux.
2032003CMS WordPressLSystème de gestion de contenu (SGC ou content management system (CMS) en anglais) gratuit, libre et open-source, distribué par l'entreprise américaine Automattic, permettant de créer un site web, blog ou application.
En octobre 2019, WordPress est utilisé par 34,7 % des sites web dans le monde.
2042003Microprocesseur multi-cœurHLe terme multi-cœur désigne un processeur composé d'au moins deux unité de calcul (ou cœurs) gravés sur la même puce. Ces processeurs sont apparus parce qu'augmenter simplement la vitesse devenait peut rentable et rendait problématique les problèmes de dissipation de chaleur. L'idée est d'obtenir plus de puissance apparente grâce à la parallélisation des tâches mais cela n'est vrai que si les applications sont conçues pour tirer partie de ce genre de configuration.
2052004FacebookLA Harvard, Mark Zuckerberg fonde le premier réseau social « The Facebook ». Accessible à tous depuis septembre 2006, en octobre 2019,
Facebook comptait 2,45 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois et 1,62 milliard d'utilisateurs actifs chaque jour dans le monde (dont 27.5 millions de français).
2062004FirefoxLEmanation du logiciel Mozilla, qui trouve ses racines dans le développement de Netscape Navigator, Firefox se consacre uniquement à la navigation Web. Sa version 1.0 sort en 2004. Plus performant et plus dépouillé que ses concurrents, libre et gratuit, il a très rapidement du succès.
Fin 2016, sa part dans le marché des navigateurs internet est de 9,27%, en deuxième position derrière Google Chrome (plus de 70%).
2072005YoutubeLPubliée par le cofondateur de YouTube Jawed Karim, la première vidéo publiée s’intitule « Me at the zoo » (« moi au zoo ») et le montre face à des éléphants. Image pourrie, son pourri, contenu pourri : certaines vidéos YouTube ont fait bien du chemin depuis. La plate-forme appartient désormais à l’empire Google.
En 2019, Youtube annonce plus de 1 milliard d'utilisateurs actifs et 4 milliards de vidéos visionnées chaque jour.
2082006Mac à processeur IntelHAprès plus de 20 ans de lutte fratricide, Apple choisit de délaisser les microprocesseurs PowerPC et d'utiliser le même processeur Intel que n'importe quel "PC". La transition, bien qu'une prouesse technologique, est quasiment invisible pour l'utilisateur final grace à l'invention des "Universal binaries" qui sont des programmes compilés pour les 2 architectures et "collés" dans un même exécutable.
2092006TwitterLJack Dorsey, alias @jack, le cofondateur de Twitter, publie le tout premier message de la plate-forme : « just setting up my twttr » (« en train de configurer mon Twitter »). Savait-il alors que ces petits messages de 140 signes allaient provoquer une révolution dans la diffusion de l’information.
Début 2017, Twitter compte 313 millions d'utilisateurs actifs par mois avec 500 millions de tweets envoyés par jour.
2102007iPhoneHCinq ans après avoir lancé l’iPod, produit qui lui donna un nouveau souffle, Apple lance l'iPhone, pionnier des smartphones avec interface tactile multipoint, sensible aux doigts de l'utilisateur : téléphone, assistant numérique personnel (agenda, calendrier, dictaphone/magnétophone, calculatrice), appareil photo, ordinateur, télévision, navigation sur le Web (internet mobile), courrier électronique, géolocalisation, boussole, la messagerie vocale visuelle, cartographie numérique, GPS...
Le premier smartphone, l'IBM Simon, fut conçu en 1992, puis commercialisé en août 1994.
Dix ans plus tard, 15 modèles différents d'iPhone, avec des puissances de calcul bien supérieures à celle d'Apollo 11 pour sa mission lunaire en 1969, ont été commercialisés à un milliard d'exemplaires dans le monde.
2112008La barrière du Petaflop est franchie …H… par l'ordinateur IBM « Roadrunner » du laboratoire de Los Alamos. L'ordinateur peut ainsi effectuer près de 1015 opérations par seconde, c'est-à-dire 1 pétaflop (flop pour flotting operations per second).
2122008ChromeLIl aura fallu attendre 2008 pour que Google lance son propre navigateur Web. Il finira par écraser tous les autres.
2132009ApplisLPremières applications pour Smartphones, d'abord pour les Apple, puis très vite les Android (Google)
2142010iPad d'APPLEHLancement des tablettes. Usage intensif des applications, sans souris, ni clavier.
2152011WatsonLCe system expert d'IBM, conçu dans le but de répondre à des questions formulées en langage naturel, bat les humains au jeu télévisé Jeopardy.
2162012MinitelHAbandon par France Telecom, en juin, bien que la migration vers l'internet ait été recommandée dès 1998.
2172012Google BrainHLa machine Google Brain est capable de découvrir par elle-même le concept de "chat". C'est le début de la phase II de l'intelligence artificielle (Deep learning : de Machine learning à Learning reinforcement), sa vraie naissance, avec les premiers programmes dépassant l'Homme, car capables d'acquérir certaines capacités du cerveau huumain, par exemple, en reconnaissance visuelle ou compréhension du langage parlé. Les ordinateurs peuvent désormais intégrer les millions de milliards de données de l'ère du "Big data". Le deep learning s'éduque lui-même, plus qu'il n'est programmé. La phase I, qui dura de 1960 à 2010, reposait sur des programmes traditionnels avec des algorithmes programmés manuellement.
21820145GHLa technologie "clé" 5G donne accès à des débits dépassant de 2 ordres de grandeur la 4G avec des temps de latence très courts et une haute fiabilité. Elle permet de bénéficier de débits de télécommunication mobile 1.000 fois plus performants que les réseaux mobiles employés en 2010 (100 fois plus rapides que la 4G). Elle répond à la demande croissante de données avec l'essor des smartphones et objets communicants, connectés en réseau. La 1G a donné la voix, la 2G a permis les SMS, la 3G a permis le Web mobile, puis la 4G a permis la vitesse et la communication entre les objets.
2192014PetaflopsHLa Chine sort le plus performant des super-calculateurs. Tianhe-2 affiche 33,86 pétaflops (33,8615 ; 33,86 x 15millions de milliards d'opérations en virgule flottante par seconde), le double de son rival américain Titan
2202014Sites webLTim Berners-Lee annonce que la barre du milliard de sites Web a été franchie.
2212015AlphaGoLCe programme informatique, développé par l'entreprise britannique Google DeepMind, devient le premier programme à battre le champion européen de Go, le français Fan Hui, (le jeu le plus subtil au monde) par 5 victoires à 0. En mars 2016, AlphaGo a également battu le sud-coréen Lee Sedol, un des 3 meilleurs joueurs de Go au monde, et en 2017, le champion du monde Ke Jie. Remarquable : ce programme n'a pas appris à jouer en analysant des parties humaines, mais en jouant contre ... lui-même !
2222017Tailhulight SunwayHCet ordinateur chinois atteint 93 millions de milliards d'opérations par seconde ! Une capacité multipliée par 100 millions de milliards en 80 ans.
2232019Utilisateurs FacebookLFin 2019, Facebook compte 2,5 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois et 1,66 milliard d'utilisateurs actifs chaque jour dans le monde. Son équivalent chinois, WeChat dépassait 1,25 milliard d’utilisateurs par mois à cette même époque.
2242035IA 3° GenTFin possible de la phase II de l'IA, pour une phase III contextuelle, capable de mémoire et de tranversalité.
2252050TOn peut espérer (?) des capacités de 1 milliard de milliards de milliards d'opérations par seconde, avec les ordinateurs "quantiques", ... dont la faisabilité ni la date ne sont acquises, si encore on n'atteint pas des limites physiques et énergétiques. L'"Homo deus" ! Cette thèse soutenue surtout par IBM pourrait d'ailleurs se heurter à d'autres technologies.
226IndéterminéeIA Phase 4TApparition d'une conscience artificielle, l'IA "forte" ! Elle pourrait développer son propre projet, échappant ainsi à ses créateurs. On peut fantasmer sur un homme qui pourrait être le maillon faible de l'IA, du fait de la limitation de son intelligence. Renaissance de Frankenstein !

... illustrées